TUNISIE
20/09/2018 19h:53 CET | Actualisé 20/09/2018 20h:03 CET

"Tunisia", le nouvel EP de Sander et Jugurtha, aux rythmes de la Darbouka

“Tunisia”, un hommage à ce pays, un mélange d’instruments et une collaboration qui dépasse les frontières, et la musique n’en a pas.

FACEBOOK/SYLVAIN SANDER

Dans cet EP de Sander et Jugurtha, la Darbouka se mêle parfaitement aux sons électro, lui donnant son timbre oriental. 

“Tunisia”, un hommage à ce pays, un mélange d’instruments et une collaboration qui dépasse les frontières, et la musique n’en a pas. 

C’est pendant un séjour en Tunisie que l’histoire de ces deux morceaux commence. Quand en Janvier, Sander passe par la Medina de Monastir et rentre avec deux Darbouka, qu’un ami tunisien l’aide à choisir. “Ce sont des darboukas construites à la main de façon traditionnelle, avec une base en argile et de la peau de chèvre”.

En rentrant en France, j’ai tout de suite essayé de placer ce nouvel instrument dans une production. Le morceau est vite devenu oriental”, relate le DJ au HuffPost Tunisie.

“J’avais juste eu envie d’enregistrer la darbouka pour voir ce que ça donnait et l’intégrer dans un début de morceau, mais je ne savais pas du tout que ça allait devenir un titre à consonance orientale”, raconte-t-il. 

Sander commence donc à composer son morceau, dans son style mélodique orchestré par le violon, il ajoute les rythmes de la Darbouka. On peut déjà sentir le timbre oriental, mais “n’ayant aucune origine ethnique, et n’ayant pas grandi dans cet univers, j’ai trouvé ça cohérent de faire appel à des professionnels pour donner une belle valeur ajoutée et une cohérence à ce morceau”, raconte Sander. 

Il propose alors à Jugurtha de le rejoindre et “apporter une touche encore plus orientale”.

La musique Nord-Africaine, c’est bien ce qui inspire Jugurtha. Ils apportent alors leur touche à “Tunisia”, en composant les mélodies de Oud, de Saz, de Sarangui et de Daf.

 

“L’EP s’appelle Tunisia en hommage a toutes ces merveilleuses personnes que j’ai rencontré la bas, et qui m’ont accueilli”, souligne Sander.

Un autre morceau résulte de cette collaboration. Ils le nomment “Le regard du loup”. Ici, ils inversent, Jugurtha composent le thème mélodique, Sander y ajoute ses beats. 

C’est le label “Souq Records” qui produit les deux morceaux de l’EP, précise Sander, “C’est le label qui, artistiquement, correspond parfaitement à ces projets”.

Apporter cette touche ethnique, fusionner les différents instruments et mélanger les cultures, pour le DJ et producteur parisien, “Cela donne une vraie valeur ajoutée”. “Quelque soit le pays d’où nous venons, nous pouvons communiquer à travers la musique, faire passer nos émotions”, s’exprime-t-il.

Quand à la scène électronique tunisienne, Sander, ayant déjà mixé dans les clubs en Tunisie a bien voulu donner son avis. “Les tunisiens sont bouillants! C’est ce qui m’a surpris la première fois quand je suis venu. Ils réagissent beaucoup aux variations dans les sets, entre break et peak time, on sent que nous parlons le même langage. C’est très excitant pour se surpasser encore plus!”.

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