ALGÉRIE
13/02/2015 01h:32 CET | Actualisé 13/02/2015 01h:34 CET

Tsipras: la Grèce ne fait pas chanter et n'accepte pas le chantage

AFP

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a affirmé jeudi que son pays ne fait pas de chantage et n'accepte pas le chantage, alors qu'Athènes a entamé des négociations difficiles avec ses partenaires de la zone euro sur la suite de son programme de redressement.

"Le réunion mercredi des ministres des Finances de la zone euro s'est déroulée selon un scénario d'intimidation, sur des risques de faillite si Athènes n'acceptait pas la proposition de ses partenaires", a dénoncé M. Tsipras à l'issue du sommet européen. "On n'a pas signé et il n'y a eu aucune catastrophe", a-t-il ajouté.

"Au contraire, des pas importants ont été faits à l'occasion du sommet", s'est-il prévalu. "Nous n'avons pas couvert toute la distance, mais une partie importante".

Selon lui, le seul objet des pourparlers en cours et de la prochaine réunion de l'Eurogroupe prévue lundi sera la transition entre le memorandum actuel, qui arrive à échéance le 28 février, et le nouveau programme grec.

"Le sens de notre discussion est de garantir un contrat d'assurance auprès de la BCE pour que le pays reste à flot. Toute la négociation est pour couvrir nos arrières", a-t-il souligné.

"Oubliez le memorandum, il n'existe pas. la troïka non plus, qui est chargée de veiller à la mise en oeuvre des réformes drastiques imposées par les créanciers du pays (UE, BCE et FMI) en échange d'un programme de 240 milliards d'euros de prêts".

La Grèce et les pays de la zone euro ont repris contact jeudi, après la réunion difficile de la veille, et ont décidé d'entamer un travail technique dès vendredi à Bruxelles afin de faciliter la réunion de lundi.

"S'il y a accord technique, cela veut dire qu'il y a un accord politique", a estimé M. Tsipras. "Toute la discussion et l'évolution d'aujourd'hui signalent une disposition pour un accord politique. Il a été prouvé que personne ne veut créer des conditions de rupture, au profit de la cohésion de la zone euro. Mais les décisions essentielles seront prises lundi prochain", a-t-il tempéré.

"Il s'en est pris à ceux de nos partenaires, et ils ne sont pas beaucoup, qui voient le succès du nouveau gouvernement grec comme un problème, dans une allusion à l'Espagne, elle-même soumise à une cure d'austérité et dont le gouvernement de droite, menacé lui aussi par la gauche radicale de Podemos, est très remonté contre toute concession à Athènes".

"Ils mettent eux-mêmes en danger la cohésion de la zone euro", a lancé M. Tsipras.

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