TUNISIE
08/11/2019 12h:36 CET

Trump viré pour "démence" par Mike Pence? Cette folle théorie y croit...

Selon nos confrères du HuffPost américain, le vice-président des États-Unis n'aurait pas rechigné à destituer le milliardaire pour prendre sa place.

BRENDAN SMIALOWSKI via Getty Images
Selon une théorie un peu folle, le vice-président des États-Unis aurait soutenu l'idée de renverser le locataire de la Maison Blanche au nom de sa santé mentale. 

ÉTATS-UNIS - C’eût été un scénario complètement fou. Selon les informations de nos confrères du HuffPost américain, plusieurs hauts-responsables de la Maison Blanche ont longtemps été persuadés que Mike Pence, le vice-président des États-Unis, était prêt à les soutenir en vue de destituer Donald Trump

Et pas par n’importe quel moyen: en invoquant le 25e amendement de la constitution, qui permet de retirer de sa fonction un chef de l’État qui n’aurait plus toutes les capacités mentales nécessaire pour exercer. 

C’est en effet ce qu’expose un livre anonyme, à paraître le 19 novembre et écrit par un officiel haut-placé au sein de la présidence des États-Unis, dont on ne sait pas s’il est encore en poste. Dans cet ouvrage, intitulé A Warning (ou “une mise en garde”, en français), l’auteur estime que plusieurs membres du cabinet de Donald Trump étaient prêts à signer une lettre invoquant la section 4 du 25e amendement. Selon cette disposition, si le président n’est plus en capacité d’exercer sa fonction, c’est son vice-président qui en hérite. 

La loyauté de Mike Pence déjà mise en doute

Une fois écrite, cette lettre aurait due être signée par plus de la moitié du cabinet, soumise à Mike Pence pour être ratifiée et enfin présentée au Congrès. D’après l’auteur du livre, qui signe “Anonymous”, le vice-président n’aurait pas hésité une seconde à approuver le courrier si celui-ci avait effectivement obtenu le soutien de la moitié du cabinet. Une idée qui, à elle seule, devrait mettre Donald Trump de fort mauvaise humeur, lui qui n’a eu de cesse de traquer les manquement de loyauté depuis qu’il a été élu. 

Ainsi, quand la vidéo dans laquelle Donald Trump évoquait son habitude “d’attraper les femmes par la chatte” (“Grab by the pussy” en anglais) avait été rendue publique, et alors que Mike Pence s’était positionné auprès du parti républicain pour éventuellement le remplacer, le futur président avait très mal pris cette “trahison”, et l’a évoquée à plusieurs reprises depuis. Pour autant, le vice-président demeure considéré par l’entourage proche de Donald Trump comme un soldat loyal. 

Interrogé sur ce point lors d’une conférence de presse le 7 novembre, le vice-président américain a formellement démenti. “Quand ces rumeurs sont apparues il y a quelques années, je les ai démenties. Je n’ai jamais entendu aucune discussion sur le 25e amendement depuis le début de ma prise de fonction comme vice-président et d’ailleurs, pourquoi en aurais-je entendu?”, a déclaré Mike Pence. 

 

Un livre qui fait déjà des remous aux États-Unis

Toujours selon le livre, que le HuffPost américain a pu consulter sans toutefois pouvoir citer directement de passages, l’idée de destituer Donald Trump au motif d’une santé mentale déficiente serait née à la suite du renvoi de James Comey, l’ancien patron du FBI. Cette décision avait été prise unilatéralement par Donald Trump, sans consultation du Parlement, déclenchant dans la foulée l’ouverture de l’enquête du procureur spécial Robert Mueller, qui se demandait si ce renvoi cachait des choses quant aux conditions d’élection du milliardaire et ses liens notamment avec le régime russe. Le livre précise que ce type de comportement “erratique” de la part du président a donné naissance à plusieurs discussions quant à l’utilisation du 25e amendement. 

L’ouvrage fait en tout cas des remous aux États-Unis. Le ministère de la Justice a par exemple d’ores et déjà prévenu l’auteur qu’il pouvait être soumis à des accords de confidentialité pour tout ou partie de ses années passées à la Maison Blanche, et qu’en conséquence, certains passages pourraient être particulièrement sensibles. 

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