ALGÉRIE
24/05/2018 13h:07 CET

Trump n’a pas le droit de bloquer ceux qui le critiquent sur Twitter (jurisprudence)

Des citoyens américains bloqués par Donald Trump sur son compte Twitter ont porté plainte et ont gagné.

NurPhoto via Getty Images

Un groupe de citoyens américains ont porté plainte contre leur président, Donald Trump, qui les a bloqués sur son compte Twitter en représailles contre leurs critiques négatives contre lui.

La juge fédérale de Manhattan, Naomi Buchwald, vient de déclarer illégale, car inconstitutionnelle, l’habitude qu’a le président américain de bloquer ceux qui le critiquent sur Twitter.

C’est une violation du premier amendement de la Constitution des Etats-Unis, a expliqué la juge, le président des Etats-Unis n’a pas le droit d’empêcher les citoyens de répondre à ses tweets, le feed du président étant considéré comme un “forum public”.

Ainsi, bloquer et empêcher des citoyens de voir et de répondre à ses posts sur Twitter est une violation de la Constitution des Etats-Unis commise par le président. 

Cette décision de justice n’a pas été suivie d’un ordre donné au président de “débloquer” ceux qui ont porté plainte contre lui, une manière pour la juge de respecter la séparation des pouvoirs : un juge ordonnant à un président de faire quelque chose.

La décision est claire: “bloquer ceux qui critiquent le président sur Twitter est inconstitutionnel”, c’est donc au tour du président de respecter la justice. Mais il est probable que la Maison blanche décide de faire appel de cette décision plutôt que de s’y conformer.

Cette décision de justice est importante au-delà du compte Twitter de Donald Trump, elle aura des implications bien plus larges concernant tous les représentants publics du pays et l’utilisation qu’ils font des médias sociaux.

Ils n’auront tout simplement plus le droit de censurer des comptes Facebook et Twitter officiels les citoyens américains qui les critiquent.