MAROC
14/01/2019 09h:08 CET

Trump menace la Turquie de la "dévaster économiquement" si elle attaque les Kurdes

Une mise en garde particulièrement menaçante que le président américain a formulé sur Twitter.

Le HuffPost

INTERNATIONAL - La diplomatie Twitter reprend de plus belle en 2019. Le président américain Donald Trump a mis en garde la Turquie dimanche contre une catastrophe économique en cas d’attaque contre les Kurdes après le prochain retrait des troupes américaines de Syrie, tout en appelant les Kurdes à ne pas “provoquer” Ankara.

La Turquie s’est empressée de répondre ce lundi 14 janvier, assurant qu’elle continuerait à combattre une milice kurde syrienne soutenue par Washington malgré les avertissements du président américain. Soutenant qu’il n’y avait “aucune différence” entre le groupe État islamique (EI) et la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin a déclaré sur Twitter que la Turquie continuerait de “les combattre tous”.

Les États-Unis vont “dévaster la Turquie économiquement si elle attaque les Kurdes”, a tweeté Donald Trump, dans la soirée du dimanche 13 janvier. De même, le milliardaire demande aux Kurdes de “ne pas provoquer la Turquie. La Russie, l’Iran et la Syrie ont été les plus grands bénéficiaires de la politique américaine de long terme de destruction du groupe Etat islamique en Syrie - des ennemis naturels. Nous en bénéficions aussi mais il est temps maintenant de faire rentrer nos troupes à la maison. Stop aux GUERRES SANS FIN”, a ajouté Donald Trump.

L’annonce en décembre du retrait des militaires américains déployés en Syrie pour combattre l’EI a été saluée par la Turquie mais a fragilisé la situation des combattants kurdes qui ont lutté aux côtés des Etats-Unis contre le groupe jihadiste.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan menace de lancer une offensive militaire dans le nord de la Syrie pour chasser ces combattants, membres de la milice Unités de protection du peuple (YPG) que la Turquie considère comme des “terroristes”.