02/02/2016 08h:13 CET | Actualisé 02/02/2017 06h:12 CET

Les transferts d'argent de la diaspora africaine, indispensables pour l'éducation et les biens de première nécessité

Les périodes des fêtes est un moment où les Africains ne vivant plus sur le continent font preuve de générosité et de solidarité en envoyant de l'argent à leurs amis et familles restés en Afrique. En 2014, les expatriés africains ont envoyé 33 milliards de dollars à leurs proches en Afrique. Ces sommes ont servis à l'éducation, à l'acquisition de biens de premières nécessités, au paiement de soins médicaux ou encore à contribuer à la création d'entreprises familiales.

Les périodes de fêtes sont un moment où les Africains ne vivant plus sur le continent font preuve de générosité et de solidarité en envoyant de l'argent à leurs amis et familles restés en Afrique.

En 2014, les expatriés africains ont envoyé 33 milliards de dollars à leurs proches en Afrique. Ces sommes ont servis à l'éducation, à l'acquisition de biens de premières nécessités, au paiement de soins médicaux ou encore à contribuer à la création d'entreprises familiales.

Les capitaux envoyés dans les pays d'origine sont souvent indispensables, ils sont un support vital qui accompagne les familles. L'on parle ici de prêt de 120 millions de personnes qui en bénéficient sur l'ensemble du continent africain. La solidarité familiale de la diaspora dépasse donc l'aide internationale au développement sur le continent, et représente la première source de flux financier en Afrique.

Cet argent a un impact non négligeable dans les budgets familiaux et améliore les conditions de vie de toutes les communautés. Grâce à l'argent venu de l'étranger, les besoins de premières nécessités et les urgences sont assurés, rendant la vie plus facile pour ceux qui vivent souvent dans des conditions économique difficiles.

La diaspora africaine paie plus chers ces transferts internationaux d'argent que n'importe quelle autre communauté d'expatriés sur la planète.

Dans certains cas, selon la Banque Mondiale, ils paient deux fois plus que la moyenne. L'Afrique du sud, la Tanzanie et le Ghana sont les pays où les transferts d'argents internationaux coutent le plus cher en Afrique, avec des frais qui atteignent respectivement 20.7%, 19.7% et 19%.

Par ailleurs, toujours selon la Banque Mondiale, les Nigérians expatriés ont transféré en 2014 pas moins de 21 milliards de dollars vers leur pays d'origine.

Western Union et Moneygram sont les premières compagnies de transferts internationaux de capitaux en Afrique. Or, un expatrié africain qui envoie de l'argent fréquemment paye ce que les économistes appellent la "super tax", où les frais de transferts sont exorbitants et peuvent parfois atteindre plus de 50 % de la somme transférée, réduisant de façon considérable le montant du capital envoyé.

Une étude récente de la Banque Mondiale révèle que les transferts d'argent internationaux solidaires de ce type permettent aussi d'améliorer l'accès aux nouvelles technologies telle l'utilisation du téléphone portable dans les familles africaines. Actuellement le marché africain de la téléphonie mobile est celui qui présente la croissance la plus importante.

L'accès limité aux banques traditionnelles et aux services financiers, plus particulièrement pour les communautés rurales, poussent les africains à accéder à ce type de services aux travers des banques mobiles. L'augmentation des transferts d'argent par des systèmes mobiles est une bonne nouvelle pour la diaspora. En 2014 les flux par transactions mobiles en Afrique subsaharienne ont atteint 656 millions de dollars, selon un rapport de Frost et Sullivan, ce chiffre doublerait d'ici à 2019 pour atteindre 1.3 milliard de dollars.

L'augmentation de la compétition entre opérateurs de transfert international de capitaux devrait également mener à une diminution significative des frais pour ce type d'opération en direction des pays africains.

Si la diminution des frais de transfert est une bonne nouvelle, les expatriés s'interrogent aussi sur les moyens de garantir l'utilisation des sommes transférées aux fins prévues.

C'est un sujet difficile à aborder avec des êtres chers qui vivent déjà sur des budgets familiaux serrés. La volonté de nombreux expatriés de se voir offrir un moyen de payer simplement et directement un certain nombre des dépenses familiales prend tout son sens.

Cet article a été traduit de l'anglais depuis le World Post.

AAI actuellement analyse et identifie les raisons et les modes de transferts d'argents des émigrants africains à destination des familles et amis restés au pays.