ALGÉRIE
23/02/2019 15h:01 CET | Actualisé 23/02/2019 17h:10 CET

Traitement médiatique des manifestations contre le 5e mandat : remous à la radio nationale

Pas de couverture des manifs contre le 5eme mandat sur Radio Chaine 3, Meriem Abdou, démissionne de la rédaction en chef

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Le traitement des informations sur les manifestations du 22 février contre le 5e mandat a suscité des “guerres” à l’intérieur des rédactions de la presse publique. Première conséquence : Meriem Abdou, une des journalistes vedettes de la chaine 3 de la radio nationale et membre de la rédaction en chef a déposé sa démission de l’encadrement pour protester contre le traitement médiatique de la journée d’hier.

La présentatrice de l’une des émission-phare de la chaine 3, l’Histoire en marche a décidé de se retirer de l’encadrement de la chaine en signe de protestation contre le non professionnalisme dont a fait preuve la rédaction ce vendredi 22 février. 

Tout au long de la journée, pourtant, les journalistes de la chaine avaient protesté sur le black-out imposé par leur direction. Selon les confrères, il ”était inadmissible d’ouvrir le journal sur le Niger alors que les bombes lacrymogènes explosaient sous nos fenêtres”.

Pourtant le directeur de la chaine ne voulait rien entendre. Il tentait de minimiser ce qui se passait au boulevard des Martyrs pour ne pas parler des manifestations qui secouaient la majeur partie du pays. 

Appelé pour arbitrage le DG de la radio a soutenu que les manifestations relevaient des questions sécuritaires et donc ne pouvaient être traitées par la rédaction.

Même la dépêche de l’APS qui rapportait que des manifestants appelaient le président sortant à ne pas se présenter à un 5e mandat n’a pu changer d’avis aux responsables. Ces derniers ont campé sur leurs positions incitant les journalistes à prendre exemple sur les chaînes privées qui elles n’ont rien donné toute la journée sur les manifestations qui se déroulaient aux quatre coins du pays! 

 

NB: Les photos dans l’article représentent la réalité que les journalistes voyaient depuis leurs bureaux à la radio nationale. Une réalité qu’ils ne pouvaient raconter par décision de la hiérarchie.