MAROC
06/09/2018 11h:18 CET | Actualisé 06/09/2018 12h:38 CET

Tous les accusés présents pour la première audience de Khadija

"Je doute qu’il y ait des témoignages, mais ce sera au juge d’instruction de décider”, confie l'avocat de la jeune fille.

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JUSTICE - La première audience de l’affaire Khadija devant le juge d’instruction a démarré ce matin, vers 10h30, à Béni Mellal. Khadija, accompagnée de ses proches, ainsi que les 11 accusés sont présents, nous informe Youssef, le voisin de la présumée victime qui joue, depuis que l’affaire a éclaté sur les réseaux sociaux, le rôle d’intermédiaire entre la famille, les associations, et les médias.

Plus de 7 avocats sont également sur place pour soutenir la jeune fille, d’après le voisin. Cependant, c’est l’avocat Youssef Chehbi qui a été choisi par les parents de Khadija pour la représenter. Collaborant avec l’avocat Ibrahim Hashane basé à beni Mellal, Youssef Chehbi souligne que cette première rencontre est “simplement une audience d’observation” pour présenter l’identité des accusés et de la présumée victime et “les informer des accusations des uns et autres”.

“C’est juste une mise en relation. Il ne faut pas s’attendre à des événements.  Il n’y aura pas de présentation de preuves et je doute qu’il y ait des témoignages, mais ce sera au juge d’instruction de décider”, nous précise l’avocat quelque minutes avant le début de l’audience.

Depuis le mois d’août, l’histoire de Khadija a fait le tour du monde. La fille de 17 ans aurait été kidnappée, violée et tatouée contre son gré par une quinzaine de jeunes hommes à Oulad Ayad dans la région de Béni Mellal. D’autres versions ont cependant fait surface démentant les propos de Khadija et l’accusant notamment de prostitution.

Parmi les témoignages contestant la version donnée par la jeune femme, figure la voix de Linda Paradis, qui se présente comme une experte en détatouage et qui affirme que les dessins marquant la peau de Khadija sont plus anciens que ce qu’avance la victime. Des déclarations qui valent aujourd’hui à l’“experte” une plainte déposée à son encontre par Youssef Chehbi, pour “usurpation d’identité, non-respect du secret professionnel, influence sur le cours de la justice, attaque à l’intégrité physique et morale de la victime”.