MAROC
17/06/2019 16h:21 CET

"The last craftsmen": Marocopedia lance trois vidéos sur les derniers artisans du Maroc

Pour mettre en lumière des métiers en voie de disparition.

MAROCOPEDIA

CULTURE - Conteur, forgeron, potier... Le savoir-faire artisanal qui se transmet de génération en génération au Maroc pourrait bien disparaître un jour. Pour sensibiliser les jeunes Marocains à ces professions en péril, la plateforme de digitalisation du patrimoine culturel Marocopedia vient de lancer une série de capsules vidéos sur les métiers de l’artisanat en voie de disparition intitulée “The last craftsmen” (“les derniers artisans”).

Objectif: “documenter et numériser certains aspects du patrimoine culturel marocain en perdition” et “utiliser ces vidéos pour susciter l’engagement des plus jeunes en leur permettant d’implanter à nouveau ou repenser ces métiers dans les villes où ils ont disparu”, expliquent les responsables de la plateforme dans un communiqué.

Trois courts documentaires ont ainsi été réalisés par les équipes de Marocopedia et diffusés sur YouTube et Facebook. On découvre par exemple un hommage sous forme de conte à Omar Douami, un conteur de Beni Mellal récemment décédé, à travers des dessins en style aquarelle.

Mais aussi le portrait d’Abdelhak Khanboubi, un artisan potier de 70 ans implanté à Safi, connu pour ses moulages sur-mesure et ses dessins sur poterie, une des spécialités de la ville côtière. Enfin, les équipes de Marocopedia sont parties dans une oasis de la région d’Akka, dans la province de Tata, pour découvrir le petit atelier du forgeron Ali Amzil, rebaptisé “Iron Man”. Ce dernier a hérité du savoir-faire de son père.

“Il s’agit de trois personnages plein d’humanité, qui ont dédié leur vie à l’artisanat. Impacté par les conséquences d’une mondialisation frénétique, leur savoir-faire ne sera jamais transmis et s’éteindra à leur décès”, souligne Marocopedia.

Les trois vidéos sont disponibles en arabe, français et anglais. L’initiative a été lancée en partenariat avec le programme jeunesse de l’Unesco, “NET-MED Youth”, financé par l’Union européenne.

Marocopedia, créée en 2016, a récolté plus de 300 sujets numérisés recensant et intégrant les mémoires et les histoires du Maroc, rappellent les responsables de la plateforme. 40 sujets ont déjà été mis en ligne, dont certains sur les contes populaires marocains ou sur des monuments historiques oubliés.