MAROC
28/10/2018 17h:39 CET

"The Haunting of Hill House", meilleure série pour Halloween

La série d'horreur de Netflix va vous faire trembler. Promis.

Netflix
"The Haunting of Hill House" sur Netflix, la série parfaite pour Halloween

SÉRIES TV - Si vous n’avez pas encore plongé dans “The Haunting of Hill House”, ne vous fatiguez pas plus longtemps à chercher le traditionnel film d’horreur que vous prenez un malin plaisir à regarder chaque année pour Halloween.

Avec ses 10 épisodes, la série Netflix (bande-annonce ci-dessous) sera parfaite pour vous terrifier le soir du 31 octobre, mais aussi pour faire durer les frissons tout au long du weekend de la Toussaint, si vous avez la chance de faire le pont. 

Adaptée du roman du même nom de Shirley Jackson, “The Haunting of Hill House” retrace l’histoire de cinq frères et sœurs marqués à jamais par les quelques mois pendant lesquels, au cours de leur enfance, ils ont dû vivre dans une maison hantée.

Au cœur de cette fiction, qui oscille entre les jeunes années des personnages principaux dans ce décor ultra-classique de film d’horreur et leur vie d’adulte loin de la vieille bâtisse, la thématique du traumatisme et de la façon dont il est géré par chacun est omniprésente. Un angle d’attaque qui confère à la série une épaisseur inattendue et qui lui permet d’agréablement se distinguer des autres productions du genre.

 

Ce fond, que l’on retrouve rarement dans les films d’horreur, reste cependant bel et bien emballé dans un écrin qui a de quoi satisfaire les amateurs de sueurs froides. Au fil des épisodes, l’adaptation du roman de 1959 par le scénariste Mike Flanagan (“Oculus”, “Pas un bruit”fait de plus en plus monter la tension et remplit à la perfection son objectif premier: faire peur.

 

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Le cadre n’a peut-être rien d’une surprise pour les fans du genre mais reste une valeur sûre: bien exploitée, une vieille demeure où se sont déroulés d’atroces événements dont l’essence habite désormais les murs est toujours un point de départ efficace.

Netflix a clairement mis les moyens dans les décors. Hill House, comme elle est baptisée, se dévoile dans un foisonnement de pièces impressionnantes par leur grandeur et leurs détails. L’épisode six, tourné en plusieurs plans-séquences, qui relèvent de la prouesse technique, dévoile notamment l’ampleur des plateaux de tournage et donne vie à cette maison.

L’ambiance horrifique y est renforcée par l’ambiance dans laquelle la maison est plongée. Les scènes s’y déroulent majoritairement dans le noir, en pleine nuit. La difficulté à voir ce qu’il se passe précisément rajoute une angoisse, de peur qu’à trop forcer le regard on découvre soudainement quelque chose qui ne plaira pas du tout.

Meilleure série d’horreur

Le reste du temps, la maison est baignée de couleurs chaudes et étrangement agréables -un paradoxe que l’on comprendra à la fin de la série- qui tranchent brutalement avec les scènes au présent. Dans leur vie d’adulte, les personnages principaux nagent dans des couleurs glacées, teintées de vert et de bleu. Les enfants de la famille Crain ont peut-être réussi à échapper à ce qui hantait la maison dans laquelle ils ont grandi, mais leurs vies sont désormais à jamais entachées par ce traumatisme. Comme si plus jamais la joie ne pénétrerait leurs vies perdues au milieu d’un brouillard glauque.

Mais ce qui fait aussi de “The Haunting of Hill House” la meilleure série d’horreur du moment, ce sont ses fantômes. Là où “Les Nouvelles Aventures de Sabrina”, “American Horror Story”, “Bates Motel” ou encore “Stranger Things” nous vendent de l’effroi à tout bout de champ sans franchement tenir parole, l’adaptation du roman de Shirley Jackson tient largement ses promesses.

 

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Entre les coups dans les murs au milieu de la nuit, un vieil homme qui arpente les couloirs en flottant, les ombres qui se collent aux carreaux, les esprits qui se reflètent dans les surfaces brillantes, les morts qui apparaissent en hurlant ou encore les cadavres qui se cachent dans la pénombre, même les téléspectateurs les plus habitués aux astuces classiques du genre se feront surprendre. Et plus d’une fois.

Une scène en particulier, vers la fin de la saison (on restera ici volontairement vague pour ne pas gâcher d’effet de surprise, mais chacun saura très bien de quoi il s’agit après visionnage), ne manquera pas de faire hurler les novices comme les experts.

Et c’est sans compter sur les litres d’hémoglobine, les silences suspects, les regards terrorisés des personnages, les expéditions dans la cave, les animaux qui semblent possédés etc. qui sont eux aussi bien sûr de la partie pour remarquablement maintenir la tension et l’épouvante tout au long des dix épisodes. On en ressort épuisé, mais on en redemande.

Cet article a initialement été publié sur Le HuffPost France.