MAROC
24/03/2019 09h:52 CET | Actualisé 24/03/2019 10h:03 CET

Tétouan: Lever de rideau sur la 25e édition du Festival du cinéma méditerranéen

La Palestine est le pays invité d'honneur de cette nouvelle édition.

Festival du cinéma méditerranéen de Tétouan

CULTURE - Ce 23 mars au soir, le rideau a été levé sur la 25e édition du Festival du cinéma méditerranéen de Tétouan. L’ouverture de cette édition qui se tient du 23 au 30 mars, a été marquée par la présence de figures emblématiques du 7ème art et de personnalités du monde de l’art, de la culture et des médias.

Cette année, le pays invité d’honneur est la Palestine. Un hommage au 7ème art palestinien qui a remporté plusieurs prix dans les plus grands festivals arabes et internationaux, a souligné le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj, lors de son discours d’ouverture. La cérémonie d’ouverture a été marquée par un autre hommage, cette fois à un acteur marocain, Mohamed Echoubi, en reconnaissance de ses contributions au cinéma, au théâtre et à la télévision marocains.

Dans une déclaration à la presse, Mohamed Echoubi s’est dit “honoré et fier” de recevoir cet hommage dans l’un des grands festivals du cinéma au Maroc, notant que cette distinction est un témoignage de son évolution professionnelle.

12 longs-métrages en compétition venus du monde entier

Pendant la soirée, le public a découvert le jury de la compétition destiné à la catégorie long-métrage. Il est, cette année, présidé par le cinéaste et musicien italien Roperto Giacomo Pischiutta qui compte à son actif plus de 150 bandes-sonores de films. Il a également remporté de nombreux prix, dont l’Oscar, le David di Donatello, le Rubin Silver, le Bifest pour la meilleure bande-sonore, le Soundtracks Stars Award au Show du cinéma à Venise. Le jury du film documentaire présidé par le réalisateur algérien Malik Bensmaïl et celui de la critique dirigé par l’universitaire et critique marocain Mohamed Gallaoui, ont été également présentés.

La compétition officielle de cette 25e édition connait la participation de douze longs-métrages. Il s’agit de “Pause” (Pafsi) de Tonia Mishiali (Chypre), “Le jour où j’ai perdu mon ombre” de Soudade Kaada (Syrie/Liban), “Sibel” de Guillaume Giovanetti, ”Çağla Zencirci” (France, Turquie, Luxembourg, Allemagne), “Les rapports sur Sara” et “Salim de MuayadAlayan” (Palestine), “L’invité” de Hadi Bajouri (Egypte), “Le serveur de Steve Krikris” (Grèce), “Nos batailles” de Guillaume Senez (France, Belgique), “Sans Fin” de César Esteban Alenda et José Esteban Alenda (Espagne), “Le vice de l’espoir” d’Edoardo De Angelis (Italie), “Tournevis” de Bassam Jarbawi (Palestine, États-Unis, Qatar), “Les 3 M histoire inachevée” de Saad Chraibi (Maroc) et “Ultime révolte” de Jilali Ferhati, (Maroc).

Au menu de la catégorie documentaire, figurent onze films. “Dérive de la trajectoire” de Castiñeiras Gallego Iván (Espagne), “Le char et l’olivier, une autre histoire de la Palestine” de Roland Nurier (France), “Le silence des autres” d’Almudena Carracedo et Robert Bahar (Espagne), “L’islam de mon enfance” de Nadia Zouaoui (Algérie), “Grand sacrifice” d’Eyad Aljarod (Syrie), “Tu viens de Loin” d’Amal Ramsis,(Egypte/Liban), “Vostok N°20” de Silveiro Elisabeth (France), “Nous ne vendrons pas notre avenir” de Velissaropoulou Niki (Grèce), “Le moine volant” de Boric Davor (Croatie), “Loin nous partons” de Hammami Alaeddin et Muhammad Jbehi (Tunisie) et “En comptant les carreaux” de Choucair Cynthia, (Liban).

Un festival qui a dépassé les frontières de la Méditerranée

Lors de son discours d’ouverture, Mohamed Laâraj a souligné que le Festival du cinéma méditerranéen de Tétouan a largement contribué au rayonnement du cinéma marocain à l’échelle méditerranéenne. Il a également rappelé que ce rayonnement a dépassé les frontières de l’espace méditerranéen pour s’imposer à l’international.

Le ministère de la Culture et de la Communication oeuvre pour l’élaboration d’une loi relative à l’industrie cinématographique, a-t-il fait savoir, notant que cette orientation témoigne du développement considérable que connaît le secteur audiovisuel et cinématographique au Maroc.

Il a ainsi relevé que cette loi permettra d’orienter et d’encadrer le cinéma marocain, en relevant plusieurs défis entravant l’évolution cinématographique, notamment en matière de production, d’organisation des festivals et d’ouverture des salles de cinéma.