MAROC
26/02/2016 08h:41 CET | Actualisé 26/02/2016 08h:41 CET

Deux à quatre ans de prison pour huit terroristes arrêtés en janvier 2015

Deux à quatre ans de prison pour huit terroristes arrêtés en janvier 2015

JUSTICE - La sentence est tombée. Huit membres d'une cellule terroriste démantelée en janvier 2015 ont été condamnés à deux, trois et quatre ans de prison ferme par la chambre criminelle (premier degré) chargée des affaires de terrorisme près l'annexe de la Cour d'appel de Salé.

Le principal accusé a été condamné à quatre ans de prison ferme, alors que cinq accusés ont écopé de trois ans de prison ferme. Les deux autres mis en cause se sont vus infliger une peine de deux ans de prison ferme.

Les prévenus ont été poursuivis pour "constitution d'une bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public par l'intimidation, la terreur et la violence, financement du terrorisme et incitation d'autrui à commettre des actes terroristes".

Dans son réquisitoire, le représentant du Parquet avait demandé la condamnation des accusés sur la base de leurs déclarations lors de toutes les étapes de l'enquête, alors que la défense a plaidé l'acquittement des prévenus pour faute de preuves suffisantes pour les inculper.

La Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) avait procédé, en janvier 2015, au démantèlement de cette cellule terroriste, spécialisée dans le recrutement et l'embrigadement de combattants marocains pour rallier les rangs de l'organisation dite "Etat islamique" (EI ou Daech) en Syrie et en Irak.

D'anciens détenus figurent parmi les membres de la cellule

Cette opération a été menée sur la base d'informations fournies par la Direction générale de la surveillance du territoire national, avait indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué, précisant que d'anciens détenus dans des affaires de terrorisme figurent parmi les membres de cette cellule qui s'activait à Meknès, El Hajeb et Al Hoceïma.

Les investigations ont révélé que le cerveau de cette cellule, qui entretenait des liens avec l'un des combattants étrangers dans les rangs de Daech, avait coordonné plusieurs opérations d'embrigadement et d'envoi de volontaires en leur apportant un soutien financier pour faciliter leur déplacement vers ce foyer de tension, selon le communiqué.

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