MAROC
08/01/2019 10h:45 CET | Actualisé 09/01/2019 10h:29 CET

Terrorisme: En Norvège, deux minutes de silence pour Maren et Louisa, assassinées au Maroc

Des centaines de personnes se sont réunies pour saluer la mémoire de leurs camarades.

TERJE BENDIKSBY via Getty Images

HOMMAGE - Deux minutes de silence ont été observées lundi en Norvège, en hommage à la Norvégienne Maren Ueland (28 ans) et la Danoise Louisa Vesterager Jespersen (24 ans), toutes deux tuées par quatre extrémistes marocains dans la région d’Imlil où elles étaient en voyage. 

C’est debout dans le froid, à l’Université de Bø en Norvège où elles étudiaient pour devenir guides de voyage, que plus d’une centaine de personnes ont rendu un dernier hommage aux jeunes filles, victimes d’un acte barbare dans la nuit du 16 au 17 décembre dernier. Ce crime, qualifié d’acte terroriste, avait choqué les Marocains et la communauté internationale et de nombreux hommages ont été rendu aux victimes au Maroc et dans leurs pays respectifs. 

L’université a décidé d’organiser ces deux minutes de silence sur le campus au retour des étudiants qui reprenaient les cours ce matin, après les vacances de Noël. “Nous avons parlé avec les étudiants et n’avons pas essayé de comprendre ce qui ne pouvait pas être compris, mais nous avons essayé de leur permettre de comprendre plus facilement ce qu’il s’est passé”, a déclaré la présidente de l’université Annette Bischoff, à l’AFP. “C’est très difficile pour nous tous, en particulier pour les étudiants qui ont vécu et étudié avec elles”, a-t-elle poursuivi. 

Les autorités marocaines ont arrêté 22 personnes au total en lien avec les meurtres. Parmi eux figurent les quatre principaux suspects et un homme hispano-suisse qui entretenait des liens avec certains des suspects et qui est partisan d’une idéologie extrémiste, avaient précisé les autorités marocaines.

Les principaux suspects appartenaient à une cellule proche de l’idéologie de Daech, mais aucun des quatre n’a eu de contact avec des membres de l’EI en Syrie ou en Irak, a déclaré le directeur du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) Abdelhak Khiam, à l’AFP.