ALGÉRIE
12/07/2018 08h:46 CET

Terrorisme: Djamel Beghal devrait être expulsé vers l'Algérie

Capture decran

L’islamiste Djamel Beghal, une des figures du terrorisme en France, devrait être expulsé en Algérie à sa sortie de prison lundi 16 juillet 2018, rapportent plusieurs médias français, dont Le Monde.

Considéré comme une des figures de l’islamisme radical en France, Djamel Beghal, est arrivé en France en 1987 à l’âge de 21 ans. Il a été arrêté pour la première fois en 1994, lors d’une vague d’arrestations dans la mouvance du Groupe islamiste armée (GIA). 

Il a été déclaré “expulsable” en 2007 et déchu de sa nationalité française, deux années après avoir été condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs à visée terroriste. 

Djamel Beghal termine actuellement de purger une seconde peine de 10 ans pour un projet d’évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, ancien du Groupe islamique armé algérien (GIA) condamné à perpétuité pour l’attentat à la station du RER Musée d’Orsay en 1995 à Paris.

Dans cette même affaire, le terroriste de l’Hyper Cacher Amedy Coulibaly a été condamné à cinq ans de prison pour sa participation à ce projet. L’un des tueurs de Charlie Hebdo Chérif Kouachi avait de son côté bénéficié d’un non-lieu et n’avait donc pas été jugé, rappelle le JDD

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 A en croire Le Monde, l’Algérie a accepté d’accueillir Djamel Beghal, qui s’est dit favorable à son expulsion vers l’Algérie.

“Après de délicates tractations diplomatiques entre Paris et Alger autour de ce dossier, les choses semblent s’apaiser. Un laissez-passer consulaire devrait être rapidement délivré, permettant à Djamel Beghal de rejoindre son pays de naissance alors que ses papiers d’identité algériens sont périmés”, rajoute la même source.

Toutefois, au cas où son expulsion ne pourrait intervenir à sa sortie de prison, le 16 juillet, Djamel Beghal fera l’objet d’un contrôle judiciaire renforcé avec un bracelet électronique. “Jusqu’au 5 août, il serait suivi par un juge d’application des peines spécialisé en terrorisme. Au-delà, ce serait au ministère de l’intérieur de prendre le relais, par une mesure de rétention administrative, en attendant l’expulsion ou l’assignation à résidence”, rajoute par ailleurs Le Monde.

“Il y a 10 ans, nous avions bloqué son expulsion vers l’Algérie en raison du risque de torture encouru. Le climat lui apparaît désormais plus apaisé”, a expliqué à l’AFP son avocat Bérenger Tourné.“Djamel Beghal ne veut pas se retrouver à nouveau assigné à résidence, ce qui revient à rester privé de liberté d’aller et venir (...). Rien ne devrait s’opposer à son expulsion puisque tous savent qu’il est Algérien.” 

BERTRAND GUAY via Getty Images