MAROC
18/09/2018 11h:36 CET | Actualisé 18/09/2018 12h:43 CET

Terrorisme: 12 personnes arrêtées à Tanger et Casablanca

Dont d'anciens détenus dans des affaires de terrorisme et d'extrémisme.

FADEL SENNA via Getty Images

LUTTE ANTI TERRORISME - Nouveau coup de filet. Le Bureau central de la recherche judiciaire, en coordination avec la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSNà, ont précédé à l’arrestation de 12 personnes accusées d’appartenir à un réseau terroriste et criminel opérant à Tanger et Casablanca, annonce un communiqué conjoint de la DGSN et de la (Direction générale de la surveillance du territoire) DGST.

Parmi les interpellés figurent des personnes ayant des antécédents judiciaires, condamnées pour des crimes de droit commun et d’anciens détenus dans des affaires de terrorisme et d’extrémisme, indique le communiqué. Le frère de l’un des suspects combat dans les rangs de Daesh sur le front syro-irakien.

Les investigations menées dans le cadre de cette enquête ont permis d’établir des connexions entre cette cellule et un réseau criminel s’adonnant au trafic de drogues et de substances psychotropes, à l’enlèvement et séquestration avec demande rançon et utilisation d’armes blanches, de bombes lacrymogènes et de cocktails molotov, et de voitures avec de fausses plaques d’immatriculation.

Ces opérations sont exécutées soit dans le cadre des règlements de comptes avec des réseaux criminels ou conformément à ce qu’on appelle dans le jargon des adeptes de la pensée extrémiste, le principe de “al istihlal” et “faya’â”, rapporte le communiqué, comme cela s’est passé lors de la tentative de violation d’un domicile à Tanger vendredi dernier par des membres de ce réseau, ayant entraîné la mort d’une personne accusée d’implication dans des affaires de drogue après avoir chuté du 7ème étage.

Les perquisitions entreprises dans le cadre de cette affaire ont permis la saisie d’un ensemble de produits et armes utilisés dans l’exécution des plans criminels, dont des masques, des gangs, un gilet antichoc, des armes blanches sous forme de grandes machettes, deux balances électriques, cinq plaques d’immatriculation de voitures, outre le butin de plusieurs opérations criminelles comme du matériel électronique, des CD, des portables, de la littérature d’organisations terroristes, dont Daesh, des reçus de virements et de faux documents d’identité, soulignant qu’une smartwatch, quatre voitures et une quantité de drogue dure et d’importantes sommes d’argent ont été également saisis à cette occasion. 

Les mis en cause ont été placés en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet chargé des affaires de terrorisme.