TUNISIE
07/02/2019 13h:00 CET

Tentative de "noyer" la ville de Bousalem: Une plainte déposée conte X

Les criminels ont dû nager dans au moins un mètre et demi d’eau froide, pour atteindre la vanne qu'ils ont ouverte.

Un groupe d’individus a tenté, mercredi, d’inonder la ville de Boussalem à Jendouba, victime d’importantes averses et inondations depuis quelques jours, en ouvrant une porte d’un barrage protégeant la ville et déversant dans le canal de la Medjerda.

Le barrage dispose de deux portes faisant office de vannes, qui sont fermées lors de fortes précipitations et d’élévation du niveau de l’eau.

Une des portes a été forcée selon le maire de Boussalem, Hechmi Bengaji, dans une déclaration à Shems FM. Le sabotage de la deuxième vanne, qui aurait été catastrophique pour la ville et ses habitants, n’a heureusement pas abouti.

Hechmi Bengaji explique que les portes sont régulièrement surveillées, surtout en période de grandes crues, et que la maintenance se fait correctement. En effet, les portes du barrage sont renforcées de façon à soutenir le poids des eaux, et empêcher leur déversement dans les canaux menant vers les oueds Boujaarin et Medjerda.

Il dit être ”étonné” de voir comment ces malfaiteurs sont arrivés à ouvrir la vanne, dont les leviers nécessitent des machines du genre “tracteurs” pour être débloqués, sans compter l’accès très difficile à ces portes.

“Ce sont des portes métalliques pratiquement inviolables (...) La tâche n’est pas facile. Ils ont dû nager dans au moins un mètre et demi d’eau froide, pour atteindre ces portes. Ça ne peut pas être l’oeuvre d’une seule personne”.

La mairie a décidé de porter plainte contre X, dans l’espoir d’identifier les coupables.

L’eau des pluies et les eaux du oued Medjarda en crue ont inondé environ 61 maisons dans la ville de Jendouba, en présence de plusieurs membres de la commission de prévention des catastrophes et d’organisation des secours à pied d’oeuvre, selon l’agence TAP.

Le niveau de l’oued Medjarda qui traverse la ville a atteint 12 mètres, et le niveau des eaux ayant inondé les maisons a parfois dépassé 1,5 mètre, ce qui a poussé certains résidents à utiliser les canots pneumatiques de la protection civile et les camions lourds pour gagner les centres d’hébergement avant de pouvoir sécuriser leurs meubles sur les toits.

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