TUNISIE
20/06/2018 13h:21 CET

Tentative de coup d’État, nominations de sécuritaires : Les explications de Ghazi Jeribi

Aucun indice concret prouve l’existence d’une tentative de coup d’État a-t-il affirmé

Le ministre de la Justice et ministre de l’Intérieur par intérim Ghazi Jeribi était l’invité de Wassim Ben Larbi sur les ondes de la radio Express FM mercredi, pour donner des explications au sujet de sa nomination à la tête du ministère de l’Intérieur ainsi qu’au sujet des dernières nominations qu’a connu le ministère dans les différents corps sécuritaires. 

Au service de l’État

Répondant à la question portant sur la légitimité de sa nomination à la tête du ministère de l’Intérieur par intérim, Ghazi Jeribi a affirmé qu’il ne pouvait pas refuser la demande du Chef du gouvernement, soulignant qu’il est au service de l’État et que l’intérêt général est une priorité pour lui.

Il a indiqué qu’il a assumé différentes fonctions qui lui ont permises d’être polyvalent et qualifié à assumer d’autres nouvelles fonctions, et qu’il “exerce ses prérogatives en toute impartialité et avec une conscience tranquille”.

Toutefois, il a tenu à préciser que sa nomination ne représente aucun conflit d’intérêts entre les deux ministères, indiquant que le travail entre les deux est un travail d’équipe, en notant que selon la constitution de 2014 le ministre de la Justice n’est plus désigné président du parquet.

Tentative de coup d’État: des rumeurs infondées jusqu’à présent

Ghazi Jeribi a affirmé qu’aucun indice concret prouve l’existence d’une tentative de coup d’État. Selon lui, l’information parue dans l’article du journaliste français, Nicolas Beau, publié sur Mondafrique, accusant l’ancien ministre de l’Intérieur limogé Lotfi Brahem de planifier un putsch avec “l’appui des Émirats Arabes Unis” reste une simple information journalistique, avant de préciser qu’il ne peut pas intervenir comme ministre de la Justice par rapport à ce sujet et que le procureur général est libre d’intervenir et de lancer une poursuite judiciaire à ce sujet selon la constitution de 2014.

Dans le même contexte l’ancien juge a précisé que depuis sa nomination à la tête du ministère de la Justice, il veille à instaurer une nouvelle mentalité fondée sur l’indépendance des institutions au sein de ministère, d’où vient sa décision de ne pas saisir le parquet et de ne pas interférer dans son travail, toutefois il a indiqué qu’il suit ce dossier “avec attention”.

Des nominations effectuées pour combler des postes vacants 

En ce qui concerne le mouvement opéré dans les corps de la Sûreté nationale et la Garde nationale ainsi que les nouvelles nominations, le ministre de l’Intérieur par intérim a expliqué que 95% des changements pris ont été décidés sur la base d’une consultation avec les directeurs généraux concernés, avant de préciser qu’il s’agit de postes restés vacants parfois depuis 3 ans.

La commission de sécurité et de défense à l’Assemblée des représentants du peuple a décidé d’auditionner lundi prochain le ministre de l’Intérieur par intérim Ghazi Jribi, son prédécesseur limogé Lotfi Brahem et le porte-parole du gouvernement Iyad Dahmani, à la suite de la destitution de Lotfi Brahem et des nominations qui ont suivies dans le corps sécuritaire.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.