MAROC
30/09/2018 16h:55 CET

Tensions à Tétouan: Les ultras du Moghreb Athletic de Tétouan rejettent toute responsabilité

"Les événements que la ville a vécus hier soir après la fin du match n’ont rien à voir avec nous."

DISCOVERY MOROCCO

TETOUAN - Au lendemain des incidents qui ont éclaté dans la ville du nord, dans le contexte de l’affaire du “Go-fast”, les autorités ont pointé du doigt la responsabilité du groupe de supporters ultras du Moghreb Athletic de Tétouan (MAT), “Los Matadores”, initiateurs d’une marche de soutien à Hayat B. Ces derniers ont en effet publié sur leur page Facebook une convocation de la police adressée à leurs meneurs:

Ce dimanche, sur cette même page Facebook, ces derniers rejettent toutefois toute responsabilité dans le cadre de ces évènement, affirmant notamment qu’ils encadrent les mouvements des supporters à l’intérieur des stades et non à l’extérieur: 

“En tant que groupe d’Ultras “Los Matadores”, nous déplorons vivement les événements qui ont eu lieu hier après la fin de match. Le groupe a pour mission d’encadrer le public à l’intérieur du stade et notre mission se termine dès que la fin du match est sifflée. Tous les événements que la ville a vécus hier soir après la fin du match n’ont rien à voir avec nous. Nous reviendrons sur ce sujet”.

 

En marge d’un match opposant le MAT au Kawkab de Marrakech, des actes de vandalisme ont été commis par des jeunes casseurs. Les manifestations ont été émaillées d’actes de vandalisme. Des voitures auraient été incendiées et cassées, et du mobilier urbain détruit, comme le montrent certaines images postées sur les réseaux sociaux.

Quelques heures auparavant des centaines de manifestants, dont certains vêtus de noir, ont déferlé dans les rues jusqu’au stade de la ville du nord, scandant des slogans de contestation et de solidarité avec la jeune victime. Ils étaient réunis à l’appel d’un groupe de supporters ultras du MAT. Ces jeunes ont réclamé des comptes après la mort de Hayat B., 19 ans, originaire de la ville, et tuée alors qu’elle était à bord du “Go-fast” visé par les tirs de la Marine royale le 25 septembre dernier.

La mort de la jeune fille, qui intervient en pleine crise économique et sociale dans une région qui connaît une hausse des départs illégaux vers l’Europe, a suscité une vive émotion à Tétouan.