ALGÉRIE
12/08/2019 14h:18 CET

Téhéran met en Garde Washington et Londres contre l’introduction d’Israël dans les eaux du Golfe Persique

Dans un entretien à la chaîne de télévision arabe Al Mayadeen, le commandant des forces navales du corps des Gardes de la révolution iraniens a renouvelé ses accusations contre Washington d’être derrière les attaques et sabotages de navires dans le détroit d’Ormuz dont les Américains accusent l’Iran.

Langevin Jacques via Getty Images

Toute présence israélienne dans les eaux du Golfe Persique pourrait déclencher des hostilités, a prévenu Ali Reda Tangsiri, le commandant des forces navales du corps des Gardes de la révolution iraniens, dans un entretien à la chaîne de télévision arabe Al Mayadeen.


Ali Reda Tangsiri a accusé les Etats-Unis et la Grande-Bretagne d’œuvrer à faciliter la présence israélienne dans les eaux du Golfe Persique et les a rendus responsables des conséquences d’une telle entreprise.


L’Iran est en mesure de garantir la sécurité dans le détroit d’Ormuz et il n’y a nul besoin de forces étrangères pour le faire, a-t-il ajouté, expliquant que son pays se charge de cette mission depuis des décennies et que c’est la présence de ces forces étrangères qui troublent la sécurité dans la région.


Selon le commandant des forces navales du corps des Gardes de la révolution iraniens, ce sont les Américains qui se livrent à des attaques contre des navires près des eaux territoriales iraniennes afin de pouvoir en accuser l’Iran. Il a rendu Washington responsable des perturbations de la navigation maritime dans les eaux du détroit, perturbations à l’origine de plusieurs collisions entre navires, a-t-il affirmé.

« Injustice »

Abordant l’arraisonnement d’un navire iranien par les Britanniques, le 4 juillet 2019 au large de Gibraltar, Ali Reda Tangsiri a assuré que celui-ci se dirigeait vers un pays d’Europe mais qu’un scénario avait été échafaudé pour faire croire qu’il se dirigeait vers la Syrie. « Il n’est pas juste que ce navire ne soit toujours pas libéré alors que nous avons libéré le navire britannique [arraisonné le 18 juillet 2019, NDLR] », a-t-il fait remarquer.


Pour rappel, la Grande-Bretagne a accepté le 5 août 2019 de faire partie, aux côtés des Etats-Unis, d’une « mission de sécurité maritime » dans le détroit d’Ormuz. Aucun autre pays ne s’est pour l’instant joint à cette coalition souhaitée par les Etats-Unis d’Amérique mais devant la formation de laquelle l’Union européenne, entre autres puissances industrielles, hésite encore.


La crise actuelle entre l’Iran, d’un côté, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, de l’autre a commencé en mai 2019, suite à des attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz, zone d’une importance économique mondiale dans la mesure où les exportations de pétrole de l’Iran et de pays du Golfe Persique y transitent.
L’Iran nie avoir été à l’origine de ces attaques et sabotages dont il accuse les Etats-Unis.