ALGÉRIE
19/07/2019 16h:27 CET

Téhéran dément les propos de Trump

RFI

Le président US Donald Trump, a annoncé jeudi 18 juillet qu’un navire américain avait détruit un drone iranien au-dessus du détroit d’Ormuz, le lendemain Téhéran démentait catégoriquement démenti vendredi les propos de Donald Trump et suggérait que Washington pourrait avoir abattu un de ses propres appareils “par erreur”.

“Allégations délirantes et sans fondement”, a réagi vendredi le général de brigade et porte-parole des forces armées iraniennes Abdolfazl Shékarchi, cité par l’agence Tasnim. “Tous les drones [...] sont biens rentrés à leur base” hier, a ajouté l’officier.

La région du Golfe et du détroit d’Ormuz, par où transite le tiers du pétrole acheminé par voie maritime sur la planète, est depuis plus de deux mois au coeur de vives tensions géopolitiques, sur fond de bras de fer entre l’Iran et les Etats-Unis, qui y ont renforcé leur déploiement militaire.

La tension entre les deux pays avait atteint un pic le 20 juin lorsque l’Iran a abattu un drone américain qui, selon Téhéran, avait violé son espace aérien. M. Trump avait alors affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes de représailles.

L’Iran se considère comme le gardien du Golfe et ne cesse d’y dénoncer la présence militaire étrangère, en premier lieu américaine. Jeudi, le général de division Hossein Salami, commandant en chef des Gardiens de la Révolution, a adressé une nouvelle mise en garde aux Etats-Unis.

L’Iran agit selon “une stratégie défensive, ce qui veut dire que nous ne sommes les instigateurs d’aucune guerre”, a-t-il dit selon un communiqué des Gardiens, mais “si les ennemis font une erreur d’appréciation, nous passerons d’une stratégie défensive à une stratégie offensive”.

Jeudi, les Gardiens ont également annoncé avoir arraisonné le 14 juillet dans le détroit d’Ormuz “un tanker étranger” et son équipage soupçonnés de se livrer à de la “contrebande” de carburant. Le guide suprême iranien Ali Khamenei avait annoncé deux jours plus tôt que son pays répondrait “au moment et à l’endroit opportuns” à l’interception le 4 juillet du superpétrolier iranien Grace One, par les autorités britanniques au large de Gibraltar.