TUNISIE
15/04/2019 10h:17 CET

Taxis et louages bloquent les routes, les citoyens désespérés

Pour protester contre la hausse des prix du carburant.

Plusieurs routes du pays ont été bloquées par des conducteurs de taxi et de louage, lundi, en guise de protestation contre la dernière hausse des prix du carburant.

Tel est le cas des différentes entrées de la ville de Hammamet et de Nabeul comme le rapporte Radio Med, à l’instar de la route entre Nabeul et Beni Khiar, la route menant à Korba, ou encore l’entrée de Hammamet sud et via Barraket Essahel.

Plusieurs citoyens ont exprimé leur désarroi face à de tels pratiques, obligeant certains élèves à rater les épreuves du Bac sport, qui débute, aujourd’hui.

À Bizerte, la route menant à Menzel Bourguiba a été dans un premier temps fermée avant que la police et la garde nationale n’interviennent pour rétablir la circulation. Idem au niveau du pont de Bizerte, où la police a arrêté plusieurs conducteurs de taxi et de louages.

La route entre Rafraf et Ras Jebel a également été coupée.

À Mahdia, l’accès à la ville a été également bloqué, les conducteurs de taxi et de louages empêchant également le train de poursuivre son chemin en bloquant la voie ferrée. Tel est aussi le cas des grandes artères menant vers Sousse.

Idem sur le Grand Tunis où plusieurs routes ont été coupées, notamment au niveau de la sortie de Khaznadar vers la route X.

Les routes menant vers l’autoroute de Béja ont également observé un fort ralentissement de la circulation.

Intervenant sur les ondes de Mosaïque Fm, Neji Ben Soltane, le secrétaire général des conducteurs de taxi et louages a affirmé que cette décision intervient contre la hausse des prix du carburant mais également en signe de protestation contre la hausse des prix d’une façon générale.

Selon lui, cette opération de fermer les entrées des principales villes à été faite “pour les intérêts de tous les citoyens”.

Le 31 mars, le ministère de l’industrie, des petites et moyennes entreprises avait annoncé une nouvelle hausse des prix du carburant, créant un tollé général. 

Le 05 mars dernier, le ministre Slim Feriani avait nié toute intention du gouvernement d’augmenter les prix du carburant ajoutant que “l’État tunisien a mobilisé 2,8 milliards de dinars dans le cadre du budget de l’État 2019 contre 2,7 milliards de dinars en 2018 pour les subventions énergétiques”.

Le gouvernement tunisien avait en 2018 augmenté à trois reprises le prix du carburant, expliquant ces hausses par le mécanisme d’ajustement régulier adopté par le gouvernement. 

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Twitter.

Retrouvez le HuffPost Tunisie sur notre page Instagram.