04/02/2019 12h:18 CET | Actualisé 04/02/2019 12h:18 CET

Taounate: Une dizaine d'unités de trituration d'olives interdites pour pollution

Des avertissements ont été adressés également à six autres unités.

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HUILE D’OLIVE - “Une dizaine d’unités de trituration d’olives viennent d’être interdites d’exercer leurs activités dans la province de Taounate, pour non-respect des normes environnementales en vigueur”, rapporte la province de Taounate dans un communiqué relayé par la MAP.

Ces unités se sont vues signifier une interdiction d’activité “en raison de l’atteinte à l’environnement par les margines”, les eaux issues de l’extraction de l’huile d’olive, à haute charge organique et polluants.

Les unités visées se situent dans les communes de Taounate et Tamazgana, relevant du cercle de Ghafsay, d’Otabouaaban à Tissa, et Moulay Bouchta et Mekansa, relevant du cercle de Kariat Ba Mohamed, indique la même source.

“Non-respect du cahier des charges”

“Cette décision est intervenue dans le cadre des visites de terrain effectuées par le comité provincial mixte et qui a concerné 57 unités de trituration d’olives jusqu’au 31 janvier dernier”, précise le communiqué.

Des avertissements ont été adressés également à six unités dans d’autres communes de la province, dont 4 relevant de la Commune de Taounate et 2 autres des communes de sidi Yahya Bni Zaroual et Mezraoua, outre le dépôt de 8 procès de contravention des règles en la matière au tribunal de première instance, ajoute la province de Taounate.

Les autorités compétentes reprochent aux unités sanctionnées leur ‘’non-respect du cahier des charges en la matière notamment sur les plans des effets sur l’environnement et d’hygiène’’.

La province de Taounate compte 82 unités de trituration d’olives, dont plusieurs ont été autorisées à exercer leurs activités avant la promulgation des lois sur le respect de l’environnement.

La pollution aux margines est souvent pointé du doigt par les défenseurs de l’environnement. En février 2017, l’Association fassie de pêche et de protection de l’environnement (AFPPE) avait affirmé que le déversement en grande quantité de margines dans les lacs de Fès avait provoqué la mort d’une centaine de poissons, dû à la pollution.