MAROC
08/02/2017 13h:50 CET | Actualisé 09/02/2017 08h:16 CET

Tanger et le cinéma, stars du festival "Travelling" de Rennes

Jim Jarmusch
Only lovers left alive (2013)

RÉTROSPECTIVE - Tanger et le cinéma, c'est une histoire d'amour sans cesse renouvelée. À Rennes, en France, le festival "Travelling" l’a bien remarqué. Pour sa 28e édition, qui se tient jusqu'au 14 février, le festival a traversé la Méditerranée et choisi pour thème «Tanger, la blanche ».

Au programme, une compétition de courts-métrages, des avant-premières, une sélection de films en présence de leurs auteurs, des soirées musicales en compagnie d’artistes marocains tels que le groupe N3rdistan, des expositions photographiques et des films d’artistes tangérois dont Mounir Fatmi et Yto Barrada.

L'hommage à Tanger programme également une rétrospective de films tournés dans la ville du détroit. Vingt-huit longs-métrages et quatre courts-métrages, auxquels s'ajoutent des images d’archive issus de la collection de la Cinémathèque de Tanger. Le public pourra ainsi découvrir Le grand voyage de Mohamed Abderrahman Tazi, Une minute de soleil en moins de Nabil Ayouch, Tanger, Le rêve des brûleurs de Leïla Kilani, mais aussi tous ces films étrangers qui ont succombé au charme de Tanger, à l'instar de La vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum) de Paul Greengrass ou encore Only lovers left alive de Jim Jarmusch.

Le festival est l’occasion de lever le voile sur tous ces réalisateurs et cinéastes marocains qui autrefois jouaient sur la place du Grand Socco et ont fini par s’en inspirer pour leurs films, comme Leila Kilani et Moumen Smihi, et de saluer « cette muse exotique qui inspire les artistes, cinéastes (avec plus de 200 films tournés dans ses rues), peintres (Delacroix, Matisse…), poètes et romanciers (Burroughs, Bowles…), musiciens… », comme on peut le lire dans le programme du festival.

Parmi les invités, on retrouvera l’acteur et cinéaste Faouzi Bensaïdi, les réalisateurs Nabil Ayouch, Hicham Lasri, Moumen Smihi, l’artiste Omar Mahfoudi, le réalisateur ainsi que l’écrivain et cinéaste Abdellah Taïa.

Enfin, le festival breton met aussi en lumière les travaux d'étudiants marocains de l’école d’audiovisuel de Casablanca, Studio M, et de l’école des Beaux-Arts de Rennes.

LIRE AUSSI: