ALGÉRIE
22/05/2019 11h:03 CET | Actualisé 22/05/2019 11h:31 CET

Taleb El Ibrahimi appelle au respect de la "légalité objective" au lieu de "la légalité formelle"

ASSOCIATED PRESS

Il y a trois mois, le 22 février, les Algériens sont sortis dire non au 5e mandat de Abdelaziz Bouteflika mis en route par le système en place. C’est le jour des trois mois du soulèvement populaire que saisit Ahmed Taleb El Ibrahimi pour s’adresser cette fois-ci aux Algériens, spécialement les jeunes manifestants, les exhortant à “sauvegarder la dynamique du changement”.

Affirmant ne pas nourrir d’ambitions personnelles, Taleb El Ibrahimi indique que la solution à cette crise algérienne réside dans la combinaison des articles 7 et 8 de la Constitution. Lesquels stipulent que le peuple est la source de tout pouvoir qu’il exerce via les élections. 

Affirmant que les manifestations populaires depuis le 22 février sont “un référendum” indiscutable, Taleb El Ibrahimi, affirme que la sagesse est de faire prévaloir “la légalité objective” plutôt que la “la légalité formelle”. La Constitution, écrite pour servir de référent, ne doit en aucun cas être “un obstacle pour l’avenir”.  

Valorisant le rôle important de l’armée à préserver le caractère pacifique des manifestations, Ahmed Taleb El Ibrahimi estime cependant que “la légitimité de l’intervention militaire ne doit pas remplacer la légitimité populaire” et que “l’armée ne doit pas constituer un soutien à des institutions qui ne bénéficient pas du consentement populaire” .

Appelant l’armée à écouter “les propositions des élites et des sages”, il met en garde contre “la reproduction des moyens et mécanismes de la gouvernance passée sous le prétexte de sauver la stabilité des institutions”.