ALGÉRIE
17/03/2018 15h:01 CET | Actualisé 17/03/2018 15h:09 CET

Tahar Hadjar promet de "faire appliquer la loi" contre les étudiants grévistes et les médecins résidents

"La grève existe, selon des lois et des dispositions bien définies certes, mais la "grève illimitée" n'existe pas et ne peut se poursuivre", a déclaré Tahar Hadjar.

NurPhoto via Getty Images

Le ministre de l’Enseignement supérieur a promis de “faire appliquer la loi” contre les étudiants grévistes des Ecoles supérieures et les médecins résidents qui boycottent les examens du DEMS. Tahar Hadjar a affirmé ce samedi 17 mars 2018 que les grévistes seront considérés comme “ajournés” et seront privés de recrutement dans le secteur de l’Education.

Tahar Hadjar a déclaré durant une conférence de presse (Vidéo ci-dessous) que “des étudiants des Ecoles supérieures qui sont à leur dernières années poursuivent leur cours de manière normale et ne sont pas concernés par la grève”. 

 

 

Après avoir appelé les grévistes à “la raison”, le ministre de l’enseignement supérieur a expliqué que la loi régissant les Ecoles supérieures prive les étudiants ayant été recalés deux années de suite de recrutement dans le secteur de l’Education. 

Le même responsable a également critiqué durant son intervention la “grève ouverte” et “l’année blanche”, qualifiant ce concept de “termes étranges à notre culture”. 

"La grève existe, selon des lois et des dispositions bien définies certes, mais la "grève illimitée" n'existe pas et ne peut se poursuivre, surtout après l'émission d'un jugement de la part de la Justice algérienne", a-t-il déclaré.

Tahar Hadjar, qui a ainsi martelé “qu’il n’y aura aucune année blanche”, a par la suite rajouté que les mêmes mesures seront appliquées aux étudiants de médecine qui continueront à boycotter les examens du Diplôme d’études médicales spécialisées (DEMS).

Il a annoncé que la tutelle n’entend aucunement changer le calendrier de ces examens, qui se déroulement du 18 mars au 12 avril 2018. “Ceux qui les passeront seront les bienvenus et ceux qui ne viendront pas devront assumer leurs responsabilités”, a-t-il rajouté.

Mais les menaces du ministre de l’Enseignement supérieur risquent de tomber dans l’oreille d’un sourd puisque le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) a déjà exprimé sa détermination de durcir le mouvement, de boycotter les examens du DEMS, quitte à procéder à une démission collective.

 

 Les médecins résidents boycottent les examens du DEMS depuis le mois de décembre. Ils revendiquent, à travers cette grève, la révision du service civil dans sa forme actuelle.