MAROC
25/03/2018 12h:33 CET

Syrie: Un deuxième groupe de rebelles transféré au nord du pays

L'évacuation fait partie des conditions de l’accord conclu entre le groupe de rebelles Faylaq al-Rahmane et la Russie.

INTERNATIONAL - Un groupe de rebelles de la Ghouta orientale en Syrie évacuera les lieux dimanche pour se diriger vers la province d’Idleb (nord-ouest), rapporte la MAP. D’après les reporters sur place, une dizaine de ces combattants et civils rassemblaient déjà ce matin leurs affaires dans la ville d’Arbine, en attendant l’arrivée des bus.

Après une première vague d’évacuation qui s’est déroulée samedi, près de 1.000 combattants du groupe rebelle Faylaq al-Rahmane et leurs familles avaient pu quitté la ville. Les combattants devaient abandonner la plus grande partie de leur armement, précise la MAP. Les premiers étapes du transfert avaient été filmées par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Quelques 7.000 syriens seront évacués pendant plusieurs jours “depuis trois localités de la poche Sud de l’enclave rebelle - Zamalka, Arbine et Jobar”, souligne la MAP. 

Cette évacuation fait partie des conditions de l’accord conclu entre le groupe de rebelles Faylaq al-Rahmane et la Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad qui garantit notamment aux combattants et leurs familles, d’être transférés vers le nord de la Sryie en échange de “la libération d’otages détenus par les rebelles et l’abandon d’une partie de leur équipement par les combattants”, d’après l’AFP.

L’accord garantit aussi aux malades et aux blessés d’être transférés vers les hôpitaux de la capitale Damas ou les hôpitaux de terrains russes du Croissant Rouge, de ne pas être poursuivis par le régime, et qu’ils pourront choisir de retourner à la Ghouta ou à être transféré vers le nord du pays après la fin de leur traitement, selon l’OSDH.

Depuis le 18 février, la guerre a tué plus de 1.600 civils, au moins 485 soldats du régime et plus de 310 rebelles. Quelques 107.000 civils ont fui les combats dans la Ghouta, en une dizaine de jours, “vers des zones tenues par le régime, via des couloirs mis en place par les autorités syriennes”, rappelle la MAP.

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