MAROC
23/07/2018 19h:01 CET

Sur la garde à vue d'une Française à Marrakech pour adultère, la DGSN apporte des précisions

Le récit cauchemardesque de cette femme n’a pas laissé insensible la DGSN.

DÉMENTI -  “Mes droits ont été bafoués, j’ai été abandonnée pendant deux jours dans des conditions déplorables, dans un couloir étroit au milieu des cafards, de femmes enceintes battues… Avec un procureur odieux qui m’a hurlé dessus”. C’est le récit qu’une Française de 41 ans fait de son arrestation, le 14 juillet dernier à Marrakech pour complicité d’adultère, au quotidien français Le Parisien. Dans un article intitulé “Le calvaire marocain d’une Française accusée d’adultère”, publié le 20 juillet, cette résidente de Colombes en Île-de-France décrit “des conditions déplorables” de sa garde à vue après avoir été interpellée, d’après son récit, à l’hôtel en compagnie d’un Marocain. Rentrée chez elle, après avoir été libérée sous caution d’un montant de 5.000 dirhams, elle dit avoir demandé un avocat et un traducteur mais en vain. “Un traumatisme” qui lui a valu un arrêt maladie d’une semaine, suite à laquelle elle refuse catégoriquement de se présenter aux audiences de son procès. 

Le récit cauchemardesque de cette femme n’a pas laissé insensible la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), qui estime que ses dires sont truffés d’allégations mensongères. Dans un communiqué, la DGSN apporte des précisions sur son arrestation, affirmant qu’elle a eu lieu à l’intérieur d’un appartement à Marrakech et non dans un hôtel. La DGSN indique être intervenue suite à une plainte pour adultère déposée par une femme contre son époux et sa compagne.

“Cette intervention est survenue dans les heures légales et sur les lieux où ont été commis ces actes criminels”, précise la DGSN, soulignant avoir épuisé toutes les mesures et procédures légales, dont la notification des autorités judiciaires compétentes. Les deux personnes arrêtées ont été informées de leurs droits, note la DGSN, ajoutant que la représentation consulaire du pays dont la mise en cause détient la nationalité a été avisée de cette arrestation et que cette ressortissante a été autorisée à communiquer par téléphone avec un membre de sa famille.

Quant aux “30 heures de garde à vue”, la DGSN dément catégoriquement assurant que les deux prévenus ont passé ensemble 24 heures en garde à vue. “La mise en cause a été informée de son droit de recourir à un interprète, chose qu’elle a refusée en invoquant le fait que l’officier chargé de l’enquête maîtrise la langue française”. 

La DGSN souligne que ces données sont bien notées dans le procès-verbal  soumis au parquet compétent qui supervise l’enquête. Tandis que sur la présence “de femmes enceintes battues” au cours de cette garde à vue, la DGSN précise que la prévenue se trouvait au siège de la préfecture de police de Marrakech où aucune femme enceinte battue ne faisait l’objet de cette mesure préventive.  En preuves, les registres judiciaires et administratifs de la garde à vue.