MAGHREB
17/02/2014 12h:31 CET | Actualisé 21/02/2016 09h:24 CET

Street Talent ou comment investir les rues tunisiennes pour un moment artistique (PHOTOS)

Karim Znaidi

Marre des concerts aux places limitées et aux prix exubérants?

Une alternative existe à travers l'organisation d'événements culturels gratuits dans des lieux publics tunisiens choisis.

Investir les rues, prendre un lieu et le transformer en manifestation culturelle sans aucune contrepartie financière, c'est l'objectif de Mohamed Massoudi, jeune architecte de 24 ans qui a choisi d'investir des zones publics pour en faire des lieux de rassemblement.

L'objectif est simple: Réunir des gens autour d'une initiative et partager le moment présent juste pour "le fun".

Depuis près d'un an, des slameurs, poètes, danseurs et musiciens offrent un instant de liberté artistique à qui le souhaite, une sorte de galerie en plein air où des artistes en herbe partagent gracieusement leurs passions.

"Cette idée est dans la continuité de "Klem Echera3", une initiative qui avait pour but de réunir des gens dans un lieu donné et d'y interpréter des poésies en arabe dialectal" a indiqué Mohamed Massoudi au HuffPost Maghreb.

Il affirme que son but est de "donner la parole à d'autres artistes, des peintres, des musiciens et des danseurs, offrir l'art pour ceux qui le souhaitent et également partager un moment tous ensemble".

Via Facebook et sa page "Street Talent", Mohamed cherche à brasser un maximum de gens venus de différents classes sociales autour d'une même cause.

Contactée par le HuffPost Maghreb, Amal Oueslati, jeune slameuse habituée de ces "street" événements, raconte que la seule véritable contrainte du lieu public est le climat. Les autorités n'y voient, elles, aucun inconvénient, parce que les participants "ne font rien de mal, que du bien."

Entre deux rendez-vous culturels, les concerts laissent place à une collecte et à un échange de livres, baptisés "donnez un livre, prenez en un autre".

L'art urbain est en vogue en Tunisie. Plusieurs évènements ont eu lieu comme les actions du graffeur El Seed ou Karim Jabbari et le festival Esprit Bat7a.

Le caractère éphémère de l’art urbain en est la principale caractéristique. Cet art contemporain n’appartient à personne. Une vague de liberté flotte désormais sur les places publiques tunisiennes, des œuvres anarchiques qui appartiennent à tous.

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