MAROC
17/04/2019 10h:00 CET

Street-art: le festival "Jidar, toiles de rues" revient à Rabat pour sa 5e édition

Du 22 au 28 avril.

FADEL SENNA via Getty Images
Un street artiste peint sur un mur de Rabat pendant la 3e édition du festival Jidar, le 20 avril 2017.

ART - Restera-t-il encore des murs vierges à Rabat? Le festival “Jidar, toiles de rue” revient pour une cinquième édition, du 22 au 28 avril. Pour ses cinq ans, le festival désormais bien connu des Rbatis réunira “le fleuron des artistes de street art nationaux et internationaux pour célébrer la création au service de l’espace public”, indique l’association EAC-L’Boulvart, organisatrice du festival, dans un communiqué.

Cette année, douze artistes venus du Maroc, d’Espagne, de France, du Canada, d’Argentine ou encore de Belgique investiront les murs de la ville pour créer d’immenses fresques aux côtés de celles déjà réalisées lors des quatre premières éditions du festival. Ils écriront ainsi “des nouvelles lignes de l’histoire de Rabat”, chacun et chacune dans son style.

Parmi les premiers noms d’artistes dévoilés par les organisateurs de l’événement figurent le Britannique Phlegm, la Belge Caratoes ou encore le Marocain Machima (Mehdi Anassi). Les street artistes seront présents à Rabat dès le 18 avril “afin de se familiariser avec l’esprit de la ville, du quartier et du mur qui leur servira de toile géante pendant 10 jours”, indique l’association.

Cette année, c’est sous le prisme de l’enfance que le festival souhaite voire s’exprimer cette édition. “L’enfance - non pas cantonnée à sa définition chiffrée - mais en tant qu’état d’esprit”, précise l’association. L’univers des artistes invités est donc “déjà empreint de cet état d’esprit”, que ce soit dans leurs idées ou l’expression des couleurs et formes.

En plus de la réalisation des oeuvres murales, des master classes et un atelier seront programmés à l’Ecole nationale d’architecture (ENA), un mur collectif sera réalisé par des jeunes artistes débutants chapeautés par un artiste confirmé, et les façades de l’emblématique Musée Mohammed V d’art moderne et contemporain (MMVI) seront également investis par des street artistes.