MAROC
21/12/2015 08h:43 CET | Actualisé 21/12/2015 08h:44 CET

Après le bad buzz de Charafat Afilal, une pétition appelle à annuler les retraites des parlementaires et des ministres

AL Aoula
Les internautes demandent l'annulation des retraites des parlementaires et ministres

PÉTITION - Après le tollé soulevé par les propos de Charafat Afilal, ministre déléguée chargée de l'eau, sur les retraites des ministres et des parlementaires, plusieurs internautes ont signé une pétition diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle ils appellent à annuler la retraite des parlementaires et des ministres.

Sur ipetitions.com, la requête qui s'adresse au roi Mohammed VI a déjà enregistré près de 14.000 signatures et 6.000 commentaires. Le texte, rédigé par la chroniqueuse Mayssa Salami Ennaji, dénonce "l'austérité budgétaire" qui a mené à "la décompensation de produits alimentaires de première nécessité, du carburant et du gaz", ainsi que "la réforme de retraite et le prolongement de la durée de travail".

LIRE AUSSI:Charafat Afilal, "ministre à deux francs" pour les internautes

La pétition évoque aussi la retraite des ministres et des parlementaires sur un ton satirique, propre à la chroniqueuse dont la page Facebook enregistre plus de 300.000 fans. Elle explique que plusieurs ex ministres ayant connu des scandales médiatiques bénéficient pourtant d'une retraite. "Malgré leurs démissions, ces ministres reçoivent une retraite à vie. Parmi eux: Ouzzine, le ministre de la raclette, El Guerrouj, le ministre du chocolat", ironise-t-elle.

"Nous ne sommes pas contre l'enrichissement mais nous sommes contre l'enrichissement à travers la politique, surtout à travers des institutions comme le Parlement et le gouvernement", conclut le document.

Invitée à "Daif Al Aoula", le talk show d'Al Aoula, le 15 décembre dernier, la ministre Charafat Afilal avait assuré que "le parlementaire ne touche que deux francs, le pauvre. Le ministre dispose d’un mandat de 5 ans, mais c’est comme s’il avait travaillé 25 ans. De toute façon, c’est l’héritage laissé par le roi Hassan II". Elle a même qualifié ce débat de "populiste", arguant que "réviser les retraites des politiques ne va pas résoudre les problèmes sociaux du Marocains".

Plus tard, sur sa page Facebook, la ministre a assuré que ses propos "ont été sortis de leur contexte". "Les parlementaires sont élus démocratiquement, et minimiser leurs rôles équivaut à nuire à la démocratie", a-t-elle souligné. Une réaction qui n'a pas convaincu les internautes marocains, qui étaient nombreux à caricaturer la membre du bureau politique du PPS, allant même jusqu'à l'appeler "la ministre à deux francs".

Galerie photo Les membres du gouvernement marocain Voyez les images