MAROC
23/11/2015 13h:26 CET | Actualisé 23/11/2015 13h:28 CET

Retour sur la première édition du meeting international des courses de pur-sang arabe et anglais à l'hippodrome Casa-Anfa (REPORTAGE)

REPORTAGE - Il n'y a pas qu'au cinéma que l'on murmure à l'oreille des chevaux. Derrière le parcours hippique de l'hippodrome Casa-Anfa, qui a inauguré vendredi 20 et samedi 21 novembre la première édition du meeting international des courses de pur-sang arabe et anglais, une poignée de jockeys s'affaire auprès de leur coureur respectif. Car avant de fouler à coups de galops le circuit de terre soigneusement labourée, l'heure est avant tout à la détente.

"Le transport représente pour eux un facteur de stress important. Quand ils arrivent, ils ont tendance à être assez nerveux. Avant la course, l'essentiel est qu'ils se relâchent un peu, qu'ils ne soient pas trop tendus", recommande Sara Ouadadouch, vétérinaire et responsable de formation au sein de la Société royale d'encouragement du cheval (SOREC), coorganisatrice de l'événement avec la Société des courses hippiques de Casablanca (SCH). Lavés, brossés, pomponnés, les chevaux, dont la robe noirâtre luit au soleil, s'apprêtent à trotter pendant quarante-cinq minutes, "histoire de s'échauffer tout en faisant retomber le stress", renchérit la vétérinaire.

Eviter que le cheval panique

Le départ est annoncé dans trente minutes. Installés un à un dans une stalle qu'une cloison latérale sépare, les équidés sont scellés par leur jockey. "L'étape suivante, c'est la bride et le mors", explique à la manière d'un passionné Éric Sotteau, entraîneur installé au Maroc depuis un peu plus d'un an. Harnachement fixée sur la tête du cheval, la bride comprend également le mors, levier en acier placé dans sa bouche auquel sont rattachées les rênes afin de manier "l'athlète". Spécifiques aux courses de plat, les œillères australiennes désignent la paire de pièces en cuir et de peau de mouton assemblées sur la bride. "Elles sont censées recouvrir une partie des yeux de l'animal afin de l'empêcher de voir sur les côtés ou derrière lui", intervient Sara Ouadadouch, et éviter que le cheval panique.

Les commissaires veillent

Le temps presse. Les chevaux doivent désormais franchir la dernière étape, celle de la présentation. Dix commissaires ont été réquisitionnés pour l'occasion, deux rattachés à la SOREC et huit à la SCH. "On est là pour vérifier l'attelage du cheval, notamment le bonnet, les œillères, la scelle et puis son état de manière générale", détaille Ahmed Mekkaoui, l'un des commissaires de la SCH. Campés autour d'une petite parcelle verdoyante, les chevaux, fin prêts pour le départ qu'ils sentent imminent, défilent tour à tour, offrant aux propriétaires et éleveurs les récoltes fructueuses d'un travail dont le moteur n'est pas l'argent, mais la passion. Kamal Daissaoui, propriétaire du Haras de l'Atlas situé entre Casablanca et El Jadida et acteur incontournable du paysage hippique marocain l'assure: "derrière un cheval qui gagne, il y en a beaucoup qui ne gagnent pas."

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