MAROC
31/10/2014 16h:08 CET | Actualisé 23/11/2014 10h:23 CET

Un Marocain fait le tour du monde à la nage (VIDÉO)

©Mohcine Elmteri
Hassan Baraka

AVENTURE - Hassan Baraka a nagé dans des eaux froides entre 0 et 4°, affronté les courants forts et les prédateurs marins pour rallier les cinq continents, de l’Europe à l’Asie en passant par l’Amérique, l’Océanie et l’Afrique entre 2013 et octobre 2014.

Suite à sa traversée du Détroit de Gibraltar en 2013, il a tant apprécié l'expérience qu'il a décidé de la prolonger en faisant le tour du monde à la nage.

Juillet 2014

En Turquie, lors de la deuxième étape de son périple, il n'a pas eu l’autorisation de traverser le Bosphore seul. Hassan a donc participé à une course intercontinentale lui permettant de passer de l'Asie à l'Europe, en traversant le Bosphore sans changer de pays.

"J’ai nagé aux cotés de plus de 42 nationalités, c’était un peu une fête de la natation en eaux internationales".

Août 2014

Après de longues heures de voyages pour arriver sur l’île Diomède en Asie, il apprend que pour des raisons météorologiques il sera contraint de traverser le Détroit de Béring le lendemain, sans avoir le temps de se reposer. Il ne se décourage pas et nage de l’île de la Grande Diomède en Russie à l’île de la petite Diomède aux Etats-Unis.

Hassan a remonté le temps. Il est parti le 7 août 2014 des eaux territoriales russes, pour arriver le 6 août dans les eaux américaines du fait du décalage horaire.

Septembre 2014

En Papouasie Nouvelle Guinée, pendant sa quatrième étape, il a été piqué par des méduses. "J’ai paniqué, je me sentais paralysé, j’ai du être évacué en urgence." Il est tout de même allé jusqu'au bout de son effort.

Octobre 2014

Mais le moment le plus difficile, Hassan l'a vécu lors de la dernière étape de sa traversée. Il a dû nager dans des courants forts pendant 8h30, "j’ai vu une ombre passer en dessous de moi, c’était un requin". Heureusement pour lui, il était près des cotes saoudiennes. Les Saoudiens ont émis des ondes électromagnétiques pour éloigner les requins. "Je me suis senti rassuré, j’ai tenu le cap, je n’allais tout de même pas flancher si près du but."

Après ce parcours fort en émotions, Hassan ressort grandi.

"C’était une très belle expérience. Au-delà de l'exploit sportif, c'était surtout pour moi un moment de fraternité avec d'autres peuples, et un message que je voulais adresser pour la protection de l’environnement".

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