MAROC
19/12/2016 11h:54 CET | Actualisé 19/12/2016 11h:54 CET

Pour Hamid Chabat, le blocage gouvernemental est dû à "une croisade contre l'islam"

Fadel Senna/AFP
Moroccan politician and the current Istiqlal Party chief Hamid Chabat, who is also the mayor of Fez, flashes the sign for victory during a demonstration against the Islamist government and the high cost of living after price rises of staple goods on September 22, 2013 in the Moroccan capital, Rabat. Up to 5,000 people took part in the protest after a call by the UGTM trade union which is close to the nationalist Istiqlal party. AFP PHOTO / FADEL SENNA (Photo credit should read FADEL SENNA

PARTIS – Une sortie de Chabat manque, et le bêtisier hebdomadaire de la politique est (vraiment) dépeuplé. Après plusieurs semaines de relative discrétion, le secrétaire général de l'Istiqlal Hamid Chabat a repris du service. Samedi 17 décembre à Rabat, il s'est produit devant ses troupes, lors d'un meeting partisan.

Désignant le Parti authenticité et modernité (PAM), Hamid Chabat a déclaré que "si le parti que l'on connaît était arrivé premier lors des dernières échéances électorales, il serait parvenu à former sa majorité en trois jours", sans "rencontrer de difficultés".

Et de lancer, l'air de rien, que si le Parti de la justice et du développement (PJD) ne parvient pas à former une coalition, c’est en raison d’une "croisade contre l'islam et les partis politiques qui le représentent".

La preuve, selon Hamid Chabat, réside dans le fait que "le peuple a choisi deux partis islamiques lors des dernières élections, le PJD et l'Istiqlal". "Le peuple n'a pas voté pour la laïcité", a-t-il poursuivi dans sa lancée.

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