MAROC
27/04/2019 15h:19 CET

Sri Lanka: Un assaut contre des jihadistes présumés affiliés à Daech fait au moins 15 morts

Dont trois femmes et six enfants.

Thomas Peter / Reuters

INTERNATIONAL - Premières représailles, près d’une semaine après les attentats sanglants qui ont frappé le Sri Lanka l dimanche 21 avril dernier. Au moins 15 personnes, dont six enfants, ont trouvé la mort dans la nuit de vendredi à samedi, rapporte l’AFP, citant la police qui fait part de cet assaut des forces de sécurité contre des terroristes présumés alliés à l’organisation État Islamique (EI).

“Alors que militaires et policiers essayaient d’entrer dans ce qui était selon leurs renseignements une cache de l’organisation Daech à Kalmunai (est), trois hommes se sont fait exploser, tuant trois femmes et six enfants”, indique l’agence de presse, précisant que trois autres hommes, également soupçonnés d’avoir été des kamikazes, ont été trouvés morts en dehors de la maison.

 La perquisition ayant permis la découverte des corps a été faite après plus d’un heure de coups de feu, a indiqué Sumith Atapattu, un porte-parole de l’armée.

L’opération a été entreprise sur la base de renseignements indiquant que des responsables des attentats commis à Pâques s’étaient réfugiés dans la ville côtière de Kalmunai. Vendredi, la police a annoncé avoir saisi 150 bâtons de dynamite et un drapeau de l’EI, lors d’une perquisition dans la ville voisine Sammanthurai. C’est à cet endroit qu’aurait été tournée la vidéo de revendication des attentats, selon les enquêteurs. 

Les attaques terroristes du dimanche de pâques ont visé des églises et des hôtels de luxe faisant 253 morts. Le chef du groupe les ayant menées, Zahran Hashim, recherché partout depuis cinq jours, y avait en fait laissé la vie, avaient annoncé les autorités sri-lankaises vendredi.

“Nous avons maintenant des informations selon lesquelles il y a environ 140 personnes au Sri Lanka liées à l’État islamique, nous pouvons et allons toutes les éradiquer très vite”, lançait alors le président Maithripala Sirisena, rappelle l’agence de presse française.