MAROC
23/04/2019 12h:11 CET | Actualisé 23/04/2019 12h:18 CET

Sri Lanka: Les attentats auraient été commis "en représailles aux attaques contre les musulmans à Christchurch"

Un mois après l'attaque contre les deux mosquées de Nouvelle-Zélande.

Dinuka Liyanawatte / Reuters

TERRORISME - Les premiers éléments de l’enquête sur les attentats terroristes qui ont fait au moins 310 morts lors du dimanche de Pâques au Sri Lanka, laissent entendre qu’ils auraient été commis “en représailles aux attaques contre les deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande”, a déclaré mardi le vice-ministre srilankais de la Défense, Ruwan Wijewardene.

“Les investigations préliminaires ont révélé que ce qui s’était passé au Sri Lanka avait été commis en représailles à l’attaque contre les musulmans à Christchurch”, a déclaré devant le Parlement Ruwan Wijewardene, en référence à l’attaque qui a fait 50 morts, le 15 mars dernier dans deux mosquées au sud de la Nouvelle-Zélande.

Selon les éléments de l’enquête, le groupe local National Thowheeth Jama’ath (NTJ), accusé par les autorités d’être derrière les attentats, serait lié à un groupe islamiste radical peu connu en Inde, a dit M. Wijewardene. Pour l’heure, le mouvement local radical NTJ n’a pas revendiqué les attaques, contrairement à l’État islamique, qui a revendiqué mardi ces attentats sanglants via son organe de propagande Amaq, rapporte l’AFP. “Les auteurs des attaques ayant visé des ressortissants des pays de la Coalition (anti-EI) et les chrétiens au Sri Lanka avant-hier sont des combattants de l’EI”, a annoncé le groupe jihadiste sur son agence de propagande Amaq, précise l’agence de presse française

Les autorités ont interpellé jusqu’à présent 40 suspects dans le cadre de l’enquête, selon le porte-parole de la police Ruwan Gunasekera. Pour rappel, les autorités ont découvert lundi, 87 détonateurs de bombes dans une gare de bus à Pettah, un quartier de la capitale sri-lankaise situé à mi-chemin des hôtels et de l’église frappés dimanche par une série d’explosions.