MAROC
23/04/2019 11h:11 CET | Actualisé 23/04/2019 19h:22 CET

Sri Lanka: le bilan s'alourdit à 310 morts, 40 suspects arrêtés

Le dernier bilan de ces attaques, attribuées à un groupe islamiste radical local, grimpe à 310 morts.

Reuters

SRI LANKA - L’état d’urgence est entré en vigueur ce mardi 23 avril au Sri Lanka, où les autorités ont annoncé l’arrestation de 40 individus suspectés d’avoir un lien avec la série d’attaques à la bombe contre des églises et des hôtels ayant fait au moins 310 morts et près de 500 blessés selon un dernier bilan, le 21 avril dernier, qui correspond au dimanche de Pâques, rapporte l’AFP.

Au lendemain de ces attaques, les autorités du Sri Lanka ont découvert lundi 87 détonateurs de bombes dans une gare de bus à Pettah, un quartier de la capitale sri-lankaise situé à mi-chemin des hôtels et de l’église frappés dimanche par une série d’explosions.

L’état d’urgence a été décrété à partir de lundi minuit dans le pays d’Asie du Sud qui compte 21 millions d’habitants, ainsi qu’un nouveau couvre-feu nocturne.

Des attaques attribuées à un groupe islamiste radical local

Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si le groupe “National Thowheeth Jama’ath” (NTJ), désigné comme responsable des attentats, a pu bénéficier d’un soutien logistique étranger. Il est à préciser que le groupe islamiste locale NTJ n’a pour l’heure, pas revendiqué les attaques. 

Peu connu, le mouvement extrémiste s’était notamment fait connaitre par la dégradation de statues bouddhiques en décembre dernier.

Le porte-parole du gouvernement sri-lankais a indiqué avoir “du mal à voir comment une petite organisation dans ce pays peut faire tout cela”, rapporte la MAP. “Nous enquêtons sur une éventuelle aide étrangère et leurs autres liens, comment ils forment des kamikazes, comment ils ont produit ces bombes”, a-t-il ajouté.

Pour rappel, l’organisation avait fait l’objet, il y a dix jours, d’une alerte diffusée aux services de police, selon laquelle elle préparait des attentats suicides contre des églises de la minorité chrétienne et l’ambassade d’Inde à Colombo.

“Les services de renseignement ont signalé qu’il y a des groupes terroristes internationaux derrière les terroristes locaux”, a affirmé le président Maithripala Sirisena lors d’une rencontre avec des diplomates étrangers, demandant l’assistance de la communauté internationale, selon des propos rapportés par ses services.

8 explosions au total 

Six explosions très rapprochées sont survenues dimanche matin et deux autres plusieurs heures après, dans ce pays prisé par les touristes pour ses plages idylliques et sa nature verdoyante.

A Colombo, trois hôtels de luxe en front de mer ainsi qu’une église ont été frappés par des kamikazes. Des bombes ont aussi explosé dans une église à Negombo et dans une autre à Batticaloa (est).

Quelques heures plus tard, deux nouvelles déflagrations sont survenues dans un hôtel de Dehiwala, banlieue sud de Colombo, et à Orugodawatta, dans le nord de la capitale.

Trois minutes de silence ont été observées mardi matin au Sri Lanka en hommage aux victimes de la série d’attentats.

Deuil national

Les drapeaux ont été mis en berne et se sont inclinés en signe de respect à partir de 8h30, heure de la première des attaques commises le jour de Pâques.

Le gouvernement a également décrété ce mardi une journée entière de deuil national. Les magasins vendant de l’alcool sont fermés, les drapeaux sont en berne et les radios et télévision devaient adapter leur programmation musicale.