MAROC
22/04/2019 10h:23 CET

Sri Lanka: 13 suspects liés à l'attentat meurtrier ont été arrêtés

290 personnes ont perdu la vie et plus de 500 blessés sont à déplorer, selon un dernier bilan de la police.

ASSOCIATED PRESS

TERRORISME - La police sri-lankaise a annoncé, ce lundi, l’arrestation de treize personnes impliquées dans les attaques meurtrières à la bombe perpétrées dimanche dans des églises et hôtels du pays. Le dernier bilan fait état de 290 morts et plus de 500 blessés sont à déplorer. 

Les autorités précisent que les suspects appréhendés sont détenus à Colombo, mais ne fournissent pas davantage de détails sur les commanditaires de ces attaques terroristes. Elles annoncent toutefois qu’une bombe artisanale découverte près de l’aéroport principal de Colombo a été désamorcée. 

La vague d’attentats coordonnés à la bombe contre des hôtels de luxe et des églises ont tué près de 290 personnes, ce dimanche au moment de la célébration de la messe de Pâques, d’après les dernières déclarations du porte-parole de la police sri-lankaise à l’AFP. Parmi les victimes, autour de 37 étrangers, dont 11 ont pu être identifiés. “Certains des corps sont mutilés et il est compliqué de les identifier”, a déclaré à l’AFP un responsable des Affaires étrangères. “Il y a beaucoup de personnes blessées dont certaines dans un état critique”, a ajouté cette source. Lors du dernier bilan effectué par la police, on comptait environ 500 blessés. Une Marocaine a été blessée dans les attentats.

“Il y a beaucoup de personnes blessées, dont certaines dans un état critique”, avait indiqué dimanche une source policière qui a requis l’anonymat, ajoutant que 254 personnes avaient été admises à l’hôpital à Colombo et que 60 blessés avaient été recensés dans deux attaques hors de la capitale.

Pour l’heure, aucun groupe n’a revendiqué ces attaques et les autorités ont déclaré qu’elles vérifient d’éventuels “liens avec l’étranger”. En quelques heures, des bombes ont semé mort et désolation dans quatre hôtels et trois églises, en pleine messe de Pâques, en plusieurs endroits de l’île d’Asie du Sud, qui n’avait pas connu un tel déchaînement de violence depuis la fin de la guerre civile il y a dix ans.