MAROC
10/09/2018 10h:13 CET

[Souvenirs d'école] Nadia Larguet: "Sur mes bulletins, on pouvait lire: s'endort dans une douce torpeur"

Les meilleurs (et pires) souvenirs d'école des personnalités marocaines.

Luca Coassin

ÉCOLE - C’est la rentrée. Un événement qui a sûrement marqué votre enfance, synonyme d’odeur de cahiers neufs pour certains, de boule au ventre pour d’autres. Pour revivre ces instants heureux ou malheureux de la scolarité, le HuffPost Maroc a recueilli les témoignages de plusieurs personnalités marocaines, qui nous racontent les meilleurs et pires souvenirs de leurs années passées sur les bancs de l’école. Aujourd’hui, la journaliste, productrice et ancienne animatrice télé Nadia Larguet, 45 ans, se livre:

“Je suis née à Rabat où j’ai suivi toute ma scolarité. Je suis d’abord allée à l’incontournable crèche de chez Madame Merzouk. Une femme extraordinaire. J’en garde de merveilleux souvenirs. Ensuite Albert Camus, une école magnifique où il y avait beaucoup de bienveillance en plus des fameuses séances photos de Monsieur Nachef. Puis direction le lycée Descartes. The place to be! Jamais je n’oublierai ce que mes parents ont fait comme sacrifice pour payer les frais de scolarité de leurs trois filles.

À l’école, je m’ennuyais beaucoup et ne comprenais pas toujours ce qu’on nous enseignait. Je suis une ancienne dyslexique et j’avais donc beaucoup de mal à suivre certaines matières. Je trouvais que le système français était très rude pour les enfants ayant des difficultés scolaires. Mais j’étais une élève extrêmement sage et sérieuse.

Michel Nachef

Mon meilleur souvenir? Le jour où j’ai obtenu mon baccalauréat! C’était le plus beau jour de ma vie. Ayant refait deux fois la classe de seconde, je me suis du coup retrouvée avec ma petite sœur Maya en classe, et le jour des épreuves du baccalauréat, j’étais juste derrière elle... Cela m’a aidé! Bon ok, moi je l’ai eu au rattrapage et elle avec mention!

Mes camarades étaient unanimes sur le fait que j’étais une chouette fille! Toujours aimable et souriante. J’ai même été déléguée de classe, s’il vous plaît!  J’ai passé aussi une super année avec Younès Frédéric El Aynaoui. Nous étions deux gros rêveurs. L’école n’était pas notre truc. On ne pouvait même pas copier l’un sur l’autre! Mais nous savions que nous allions vivre de notre passion. Lui du tennis, et moi de la télévision.

J’ai encore mes bulletins, ils sont collector! Mais j’ai eu le malheur de les montrer dernièrement à mon fils (qui est dans le système marocain) et à mon mari. Nous avons beaucoup ri... enfin, surtout eux! Certaines appréciations sont particulièrement amusantes comme ‘S’endort dans une douce torpeur’, ‘Ah le personnage!’ ou encore ‘Assiste au cours’. Côté notes... gardons-les pour une prochaine fois!

Un prof m’a particulièrement marquée: mon professeur de français, Monsieur Lefevre, qui enseigne actuellement à l’école Al Jabr de Casablanca. Il a tout de suite compris que j’avais, malgré mes lacunes, un potentiel à développer. Il a été très patient avec moi car j’étais à la traîne et j’avais du mal côté lecture.

J’étais plutôt correcte dans les matières artistiques, en revanche je détestais le sport par dessus tout et c’est toujours le cas! Je mourrai donc avec ma cellulite... Gardons l’humour comme le meilleur des antirides!”