TUNISIE
11/04/2019 10h:46 CET | Actualisé 11/04/2019 13h:23 CET

Soudan: Fin du règne d'El Bashir

Soudan: L'état d'urgence et un couvre feu instaurés.

ASHRAF SHAZLY via Getty Images

Le président soudanais Omar El Bashir a démissionné sous la pression de l’armée et de la rue soudanaise ont annoncé plusieurs sources médiatiques dans la matinée.

 

Selon l’agence de presse Reuters, qui cite des sources gouvernementales dont notamment le ministre de la Production et des Ressources économiques du Nord-Darfour, Adel Mahjoub Hussein, “des consultations sont en cours pour former un conseil de transition chargé de diriger le pays”.

Toujours selon la même source, l’armée aurait fait une descente au siège du parti islamiste dirigé par le président soudanais nommé “Congrès national”. Selon l’agence de presse turque Anadolu, plusieurs cadres du parti ont été interpellés.

Selon Anadolu, l’armée a pris possession de la Télévision et de la radio publique sur lesquels elle devrait prendre la parole, mais également le palais présidentiel, pendant qu’au même moment des “milliers de soudanais” se rassemblent devant les quartiers généraux de l’armée.

Plusieurs prisonniers politiques ont également été libérés de différents prisons du pays ajoute la même source

 

Par ailleurs, l’aéroport de Khartoum, capitale soudanaise, contrôlé par l’armée, n’autorise les avions qu’à atterrir. 

Attendu et annoncé depuis la matinée, une annonce officielle a été faite par le ministre soudanais de la Défense, confirmant l’arrestation d’Omar El Bashir et “une transition pacifique” du pouvoir qui découlera sur des élections.

Il a par ailleurs annoncé l’instauration de l’état d’urgence pendant 3 mois ainsi que d’un couvre feu pour un mois. La constitution de 2005 a aussi été suspendue alors que le parlement soudanais a été dissous.

De leurs côtés, plusieurs opposants au régime d’El Bashir disent refuser “un nouveau putsch militaire” annonce Anadolu.

“La passation du pouvoir à un gouvernement civil formé sur la base de la Déclaration de la Liberté et du Changement est la seule solution à la crise” ont affirmé  l’Association des professionnels soudanais (APS) et la coalition de l’opposition.

Des scènes de liesses ont actuellement lieu dans plusieurs villes du pays.

 

Le Soudan est en proie à des manifestations depuis le 19 décembre dernier après la décision du président d’augmenter le prix du pain et de l’essence. Des affrontements avaient fait une cinquantaine de morts selon le régime soudanais, un chiffre en deçà de la réalité selon les organisations internationales des Droits de l’Homme.

Au pouvoir, après un coup d’État depuis 1989, soit près de 30 ans, Omar El Bashir est également à la tête du seul parti reconnu par l’État soudanais, “le Congrès national”, lié aux Frères musulmans.

Omar El Bashir est également poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide et crimes de guerre commis au Darfour.

Plus d’informations à venir...

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