TUNISIE
28/08/2018 16h:12 CET | Actualisé 28/08/2018 16h:20 CET

Sortie française de "The last of us" d'Alaeddine Slim: Un film vivement salué par les critiques

En France, les critiques ne tarissent pas d'éloges sur le film tunisien “The last of us”.

Le Monde, Libération, les Inrocks, RFI...tous en parlent. Le premier long-métrage d’Alaeddine Slim, sorti en France le 22 août, ne passe pas inaperçu. Mieux, il est vivement salué par les critiques. 

Représentant la Tunisie aux Oscars 2018, dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère, “The last of us” est décrit comme un film audacieux, un “hymne âpre et sensuel” (Slate) “dans l’écriture muette de l’art du cinéma”, incarnant “un cinéma d’immensités vides, cinéma très graphique, proche de l’abstraction, où la sensation visuelle est le principal enjeu” (Nouvelles du front). Les Inroks le décrit comme “une merveille en forme de trip hallucinatoire”, quand Le Monde ne tarit pas d’éloges pour vanter la beauté du film, qui est décrite comme une “dérivation poétique, philosophique, à combustion lente”. 

“The last of us” trace le calvaire d’un voyageur subsaharien (incarné par Jawher Soudani alias Va Jo), tourmenté par une crise existentielle. Son rêve: vivre dans un monde meilleur. Pour cela, il tente de traverser la Méditerranée clandestinement. Une tentative qui se solde par un échec mais lui ouvre les horizons sur un autre monde où il découvrira des destinations inconnues loin de la civilisation, embrassant la nature dans sa pureté et dans sa sauvagerie. Une nouvelle vie qui fera naître en lui une nouvelle quête.

Dénué de dialogues, le film en dit long pourtant sur l’humain: primitif, imaginatif définitivement condamné à la solitude et à l’errance. L’autre n’est qu’un passager, avec lui, l’échange peut être de terre à terre (le passeur des clandestins), L’autre peut aussi être le compagnon de route, l’alter ego (joué par Fathi Akhari), celui t’acheminant vers le dépassement de soi, vers de vastes horizons transfrontaliers, indéfinis, inconnus, donc plus palpitants.

Avec sa portée universelle, “The last of us” est aussi un cinéma transfrontalier, en rupture avec le cinéma tourné vers soi de beaucoup de films tunisiens. Le film a déjà été auréolé de nombreux prix à l’instar du Lion du futur du meilleur premier film à la Mostra de Venise en 2016, le prix du meilleur film arabe au festival de Cordoue en 2017, le prix du meilleur acteur aux African Movie Academy Awards (AMAA) en 2017, etc.

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