ALGÉRIE
25/04/2019 14h:29 CET | Actualisé 25/04/2019 14h:53 CET

Sonatrach-ENI: renouvellement du contrat d'approvisionnement de l'Italie en gaz algérien

Ce protocole d’accord représente une “nouvelle étape dans le renforcement des relations historiques entre les deux sociétés”.

Reuters

La compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach a signé jeudi avec le groupe énergétique italien ENI un protocole d’entente portant renouvellement du contrat d’approvisionnement de l’Italie en gaz algérien, qui arrive à terme fin 2019.

Selon un communiqué de Sontrach, le nouveau PDG de la compagnie nationale, Rachid Hachichi et celui d’ENI, Claudio Descalzi ont signé “un protocole d’entente (MoU) confirmant leur volonté de renouveler prochainement le contrat d’approvisionnement en gaz et les modalités de transport via le pipeline traversant la Méditerranée pour les années à venir”.

Ce protocole d’accord représente une “nouvelle étape dans le renforcement des relations historiques entre les deux sociétés”, note la même source.

Pour rappel, l’Italie est considérée comme l’une des principales destinations du gaz naturel algérien grâce au gazoduc “Trans-mediterranean pipeline”, appelé également gazoduc Enrico Mattei, fruit du partenariat conclu en 1977, entre Sonatrach et Eni. 

Cette signature intervient quelques jours après le limogeage de Abdelmoumen Ould Kaddour et son remplacement par Rachid Hachichi, à la tête de la compagnie nationale. 

En juillet 2018, les deux groupes ont convenu d’entreprendre une négociation commerciale avec l’objectif d’évaluer la prorogation de la fourniture du gaz au-delà de l’échéance contractuelle en 2019, dans le cadre du renforcement de leur coopération et partenariat.

Après le règlement de leurs litiges en 2017, les relations entre Sonatrach et ENI se sont renforcées avec la signature de plusieurs projets en Algérie dans les domaines de la recherche et de l’exploitation, de l’exploration offshore, des énergies renouvelables et de la pétrochimie.

Une des filiales d’ENI, Saipem, a été citée dans une affaire de corruption, de versement de pots de vins pour l’obtention de marché en Algérie. Un dossier impliquant l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, dont le dossier a été ouvert par la Cour suprême.