ALGÉRIE
12/03/2015 06h:49 CET | Actualisé 12/03/2015 06h:50 CET

Somalie: attaque des shebab en cours dans la ville de Baïdoa

AFP

Des hommes armés ont attaqué jeudi une enceinte fortifiée abritant le siège du gouvernement local, l'aéroport, le QG de la force de l'Union africaine et des bureaux de l'ONU à Baïdoa, grande ville du Sud somalien, selon les forces de sécurité locales.

L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, mais des responsables des forces de sécurité l'ont attribuée aux insurgés islamistes shebab. Ce sont des shebab revêtus d'uniformes militaires somaliens, c'est comme ça qu'ils ont réussi à entrer, a déclaré Mohamed Dahir, un responsable de la police, joint à Baïdoa par l'AFP.

Selon des sources sécuritaires à Baïdoa, quatre assaillants ont abattu plusieurs personnes à l'entrée de l'enceinte, avant d'y pénétrer. Une des sources a indiqué que deux des assaillants semblaient avoir déclenché les bombes qu'ils portaient sur eux. Aucun bilan précis n'était disponible dans l'immédiat.

Une source onusienne - qui ne se trouve pas à Baïdoa - a confirmé qu'une attaque était en cours, mais précisé que la zone de l'enceinte où se trouvent les organisations humanitaires ne semblait pas être visée.

Baïdoa, située à environ 220 km au nord-ouest de Mogadiscio, fut l'un des principaux bastions des shebab entre janvier 2009 et février 2012, date à laquelle la ville avait été reprise par les troupes éthiopiennes entrées en novembre 2011 en Somalie, qui ont depuis intégré la force militaire de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Un double attentat à la bombe avait tué 15 personnes début décembre dans la cité. Un kamikaze s'était fait exploser au milieu d'un café et quelques minutes plus tard, une bombe avait explosé alors que les sauveteurs venaient en aide aux blessés.

Au moins 19 personnes avaient également péri en mai 2014 dans l'explosion d'un véhicule piégé à Baïdoa.

Les insurgés shebab, qui contrôlèrent un temps la quasi-totalité du Centre et du Sud somaliens, ont essuyé une série ininterrompue de revers militaires depuis août 2011, qui les a contraints à abandonner la quasi-totalité de leurs bastions.

Ils tiennent toujours de larges zones rurales mais, confrontés à la puissance de feu supérieure de l'Amisom, privilégient désormais les opérations de guérilla et les attentats-suicides.

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