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04/04/2019 14h:57 CET | Actualisé 04/04/2019 14h:57 CET

Soldons le Congrès de la Soummam

Ramzi Boudina / Reuters

Ombres et lumières d’une série où les acteurs sont sur les trottoirs d’une comédie noire où chacun badigeonne ses turpitudes dans un embrouillamini de mots, de déclarations, de lettre de contrition et autres fioritures dont personne n’est dupe.

Il y a urgence à la déchirure du ciel pour atteindre un horizon salutaire ou une butée pour se retrouver.

Une Indépendance confisquée et une Constitution faite par eux et pour eux.

Un mort pour avoir voulu manifester à quelques pas de la Casa Mouradia, il s’appelait Hassan Benkhedda et il est mort le 1er mars 2019.

Trente six ans d’exercice réel du pouvoir et une tentative de simulacre d’élection pour un cinquième mandat en “lousdé”.. Un système sclérosé qui n’a pu trouver une solution pour se régénérer. Une fin de règne qui a mis à nu la réalité du pouvoir en Algérie et qui à son insu a réussi à revivifier le lien national : les drapeaux ont fleuri et Qassamen a résonné comme un glas.

Aujourd’hui, certains nous mettent en scène un semblant d’opération “mains propres” pour calmer la rue.

Alors certains évoquent le risque d’un scénario à la Sissi, quand d’autres (surtout à l’étranger et en France en particulier) parlent du risque islamiste.

La Constitution est un cadavre encerclé dont il faudrait jeter la dépouille. Rien de sert à s’en accommoder si ce n’est de prendre le risque réel de tout perdre.

“Moretti 1 - Club des Pins 0”, ont compté les amis et tout ceci en 38 jours où a été conjugué le verbe “Vendredirer”, et qualifié le Hirak algérien du 22 février 2019 “Silmiya”.

Nous ne sommes pas sortis du Congrès de la Soummam où on voulait la séparation du politique et du militaire. C’était le 20 août 1956.

Aujourd’hui l’armée ne veut plus de confrontation avec le peuple et c’est heureux, mais elle veut gérer le processus de transition.

Messieurs aujourd’hui finalisons le Congrès de la Soummam, sortez du champ politique ! Restez dans l’histoire pour cette sagesse et nous vous en remercierons. Soyez notre armée mais pas notre bourreau ! Soyez glorieux, rendez au peuple ce qui appartient au peuple.

Nous élirons nos représentants dans le calme, la transparence et sans précipitation le temps que nos jeunes s’organisent .

Nous ne voulons pas d’une Constitution qui ne donne le cadre qu’à un Zaïm de plus. Nous voulons une Constituante et une deuxième République .