ALGÉRIE
20/07/2015 13h:30 CET | Actualisé 20/07/2015 13h:30 CET

Soins à l'étranger: la CNAS honore ses engagements auprès des structures hospitalières françaises

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L’Algérie est le plus mauvais client des hôpitaux de Paris? La Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) ne l'entend pas de cette oreille. Pour ses responsables, la Caisse "honore" l'ensemble de ses engagements auprès des structures hospitalières françaises d'accueil, dans le cadre du transfert de malades algériens pour soins à l'étranger.

"La CNAS, en tant qu’organisme officiel responsable de la couverture financière des frais d’hospitalisation des citoyens algériens bénéficiaires de décisions de transfert pour soins à l’étranger, délivrées par la commission médicale nationale, honore, dans le cadre de ses relations conventionnelles, l’ensemble de ses engagements auprès des structures hospitalières françaises d’accueil", a indiqué lundi un communiqué de la CNAS relayé par l'Agence de presse algérienne (APS).

Un bilan publié le 7 juillet par la direction en commission médicale d'établissement (CME) en France, avait révélé que plus d’une vingtaine de pays étrangers doivent environ 118,6 millions d'euros à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) à la mi-novembre 2014. L'Algérie, selon cette même source, arrivait en tête, avec 31,642 millions d'euros impayés aux structures sanitaires en france.

Dans sa réponse, la Caisse algérienne a expliqué, que "les relations conventionnelles avec les structures hospitalières françaises d’accueil, font l’objet de réunions d’évaluation périodiques, au cours desquelles sont réglés, en commun accord, l’ensemble des différends, somme toute logique, dans une relation commerciale historique, aussi dense, caractérisée par un partenariat mutuellement avantageux".

Néanmoins, la CNAS souligne qu'elle ne peut aucunement "assumer financièrement les frais occasionnés par des soins prodigués à des personnes non munies d’engagements de prise en charge délivrés préalablement à leur départ", a précisé la même source.

L"ardoise laissée par ces patients qui n'ont pas bénéficié de prises en charge de la caisse peut-elle alourdir aussi significativement les dettes de l'Algérie envers les hôpitaux français? Affaire à suivre.

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