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05/10/2018 12h:08 CET | Actualisé 05/10/2018 12h:08 CET

Soignez votre humeur et vous soignerez votre ventre!

Chaque individu possède un microbiote intestinal unique, car de nombreux facteurs influencent son développement et sa composition

nensuria via Getty Images

Obésité, allergies, troubles digestifs, dépression, maladies parodontales, baisse des défenses immunitaires,infections vaginales, psoriasis, dermatite atopique… toutes ces pathologies sont en lien direct avec le déséquilibre de votre flore intestinale ou microbiote.

Ces parasites si importants pour notre équilibre intestinal

On estimerait à 100.000 milliards, le nombre de micro-organismes présents dans notre microbiote intestinal, soit 2 Kilogrammes en poids total.

Le microbiote est une communauté écologique de microorganismes - combinaison de “bonnes bactéries” bénéfiques et de bactéries potentiellement dangereuses. L’intestin humain héberge plus de 100 billions de micro-organismes. C’est environ dix fois le nombre de cellules dans l’ensemble du corps humain. Les microbes commencent à résider dans les intestins humains peu de temps après la naissance. Le microbiote est vital pour le développement sain de votre système immunitaire et est associé à diverses fonctions neurobiologiques importantes.

Le microbiote intestinal est présent tout le long de notre tube digestif et se compose de plus de 100.000 milliards de micro-organismes vivants, qui participent à notre équilibre santé.

Chaque individu possède un microbiote intestinal unique, car de nombreux facteurs influencent son développement et sa composition. À ce titre, la période de la petite enfance est clé. En effet, dès la naissance, des micro-organismes extérieurs envahissent le tube digestif suite aux premiers contacts de l’enfant avec son environnement (l’entourage, l’allaitement, l’alimentation, la respiration, etc.). L’enfant en bas âge présente ainsi dans ses premières années un microbiote intestinal de plus en plus diversifié et complexe qui se stabilise vers l’âge de 2 à 3 ans.

Ce processus de “colonisation” microbienne pourrait profondément influencer l’état de santé tout au long de la vie. En effet, la composition du microbiote intestinal de l’enfant joue un rôle essentiel dans le développement de son immunité et de nombreuses recherches s’y intéressent pour déterminer ses implications dans certaines maladies: diarrhées, dermatites atopiques, allergies respiratoires

Vos pathologies digestives sont liées à un appauvrissement de votre microbiote

Sédentarité, stress, abus de médicaments, malbouffe, tout contribue à la formation de nombreuses pathologies digestives. Mais le dénominateur commun restera encore et toujours votre communauté écologique qui passera obligatoirement par votre ventre.

Les méfaits de la dysbiose intestinale

Au menu pas très réjouissant toute une palette de bobos: l’obésité, la dépression, l’autisme, les allergies mais aussi les infections vaginales et les dermatites atopiques.

Le microbiote intestinal est aujourd’hui l’environnement le plus connu et le plus étudié.

Mais nous hébergeons également des microbiotes associés à d’autres muqueuses et à la peau: le microbiote buccal, le microbiote vaginal et le microbiote cutané.

Le pouvoir des microbiotes est immense pour notre santé et nous n’en connaissons qu’une partie infime, mais ce qu’il faut surtout retenir, c’est prendre soin de sa santé. 

 

Votre humeur interfère aussi amplement sur la qualité de votre microbiote, le saviez-vous?

Une nouvelle étude pionnière de l’Université de Californie, Los Angeles (UCLA) démontre en effet la corrélation entre le microbiote intestinal et les réponses émotionnelles de l’individu.

En effet il y aurait des interactions du microbiote intestinal avec diverses régions du cerveau qui affecte l’humeur et le comportement des personnes en bonne santé.

Des études antérieures sur les animaux (rongeurs et chimpanzés) ont identifié un lien entre le microbiote intestinal, les comportements sociaux et le bien-être.

Cette étude de Kirsten Tillisch, professeur associé de médecine à la Division des maladies digestives de l’UCLA, apporte les premières preuves d’une interaction cerveau-microbiote chez les humains, en particulier lorsque il s’agit du lien entre la structure du cerveau et les réponses aux stimuli émotionnels.   Les chercheurs ont enrôlé quarante femmes en bonne santé et les ont divisées en deux groupes en fonction de la composition de bactéries intestinales de chaque personne. Un groupe de 33 avait plus d’une bactérie appelée Bacteroides, les sept autres avaient plus de bactéries intestinales appelées Prevotella .

Ensuite, les chercheurs ont mené deux techniques d’imagerie cérébrale à la fine pointe de la technologie. Tout d’abord, ils ont utilisé l’imagerie de tenseur de structure et de diffusion (DTI) pour obtenir des mesures de la matière grise (volume, épaisseur corticale, courbure moyenne et surface) ainsi que la densité de la fibre de matière blanche reliant différentes régions du cerveau. Deuxièmement, ils ont effectué des analyses cérébrales de l’IRMF pour évaluer les différences de groupes basées sur les microbiotes en réponse à l’observation d’images émotionnellement affectives.

La matière blanche et l’imagerie de matière grise ont montré des différences entre les grappes de Bacteroides et Prevotella. À titre d’exemple, le cluster de Prevotella a montré une connectivité de matière blanche plus robuste entre les régions du cerveau émotionnel, attentionnel et sensoriel. En ce qui concerne les volumes de matières grises, le groupe Bacteroides a montré une plus grande importance dans le cervelet, les régions frontales et l’hippocampe.

Notamment, le groupe Prevotella a montré une connectivité plus fonctionnelle entre les régions sensorielles émotionnelles et attentionnelles combinées à des volumes inférieurs dans différentes régions du cerveau, y compris l’hippocampe. En outre, le groupe Prevotella a montré moins d’activité de l’hippocampe tout en observant des images de valence émotionnellement négatives dans l’IRMF. Ce groupe a également affiché des niveaux plus élevés de sentiments négatifs tels que l’anxiété, la détresse et l’irritabilité après avoir regardé des photos avec des images de valence émotionnelles négatives que le groupe Bacteroides.

Bien sur l’étude ne signifie pas une causalité directe. Toutefois, comme l’indiquerait l’état des chercheurs dans leur conclusion: “Ces résultats soutiennent le concept d’interactions cerveau-microbiote chez les humains en bonne santé. Un examen plus approfondi de l’interaction entre les microbes intestinaux, le cerveau et les affections chez les humains est nécessaire pour informer les rapports pré-cliniques que la modulation microbienne peut affecter l’humeur et le comportement”.

Cette recherche passionnante démontre qu’il y a réellement une corrélation entre le micrbiote et le cerveau et cela pourrait signifier de nouvelles approches pour le traitement et la prévention des troubles psychologiques, y compris l’anxiété et la dépression!

En Sophrologie le ventre est le réceptacle de vos émotions

Avoir les papillons dans le ventre comme quand on est amoureuse ou dans le désir de l’ autre, avoir le ventre qui gargouille quand on a faim, avoir les nœuds ou les boules au ventre face à une angoisse ou une contrariété, c’est réellement quelque chose que vous vivez et ce n’est pas une illusion. En Naturopathie on part du principe que le ventre est le lit de toutes les pathologies à venir du début de notre naissance à notre mort. En Sophrologie, on considère aussi que nos émotions et nos humeurs influent sur la qualité de nos organes à l’intérieur du ventre. Ce n’est pas pour rien que l’individu a développé des syndromes comme celui du “côlon irritable”, ou que beaucoup d’entre vous vivent souvent avec des spasmes physiques, nés de conséquences psychologiques dès qu’il y a une forte contrariété ou une forte frayeur.

Nous travaillons beaucoup en Sophrologie sur la respiration abdominale, pour justement tenter de ramener le calme dans la ceinture abdominale. Tout ce que vous ressentez, c’est votre ventre qui prend!

Pour les femmes, c’est le ventre et l’appareil génital.

Et le fait de pouvoir ramener le calme permet aussi à ces milliers de milliards de bactéries qui peuplent votre intestin de faire sereinement leur boulot. Car elles ont un rôle que vous ne soupçonnez sans doute pas. Elle peuvent être à l’origine de certaines de vos envies ou pulsions alimentaires ( Le champignon la candidose qui peut se trouver parfois dans les intestins développe par exemple l’appétence au sucre etc )

Et si vous appreniez à les apprivoiser lors de vos pratiques sophrologiques?

Plusieurs exercices en Sophrologie sont centrés sur la respiration, interne et externe. Comme par exemple apprendre à souffler en expirant fortement le toxique hors de vous et ensuite, insuffler en inspirant profondément du “bon air”, de l’air positif et non toxique à l’intérieur de votre ventre. Il y a également le Nauli qui permet par des mouvements de va et vient, en sortant et rentrant le ventre, de stimuler le positif à l’intérieur de celui-ci. Car tout est dans la visualisation mentale et la pensée positive. Il faut toujours se concentrer sur l’intention de l’exercice.

Alors oui, alimentation saine, pensée positive, diète, et apport de probiotiques en pharmacie pour faire une cure de trois mois, oui c’est recommandé. Idéalement et pour les plus courageux d’entre vous, se purger avant, mais cela est quelque peu invasif. Commencez déjà par reprendre les bons mécanismes, on enlève tout ce qui est toxique autour de nous: personnes, situations, pensées et émotions, manque de sport, mauvais alimentation, antibiotiques et pesticides. On se met au zen, à la méditation, on mange bio et équilibré, on fait de la Sophro.

Et in fine, on fait sa cure de pré et probiotiques.

Bonne santé!

 

  • Vous pouvez en savoir plus sur l’étude publiée ci-dessus en lisant: “Structure du cerveau et réponse aux stimuli émotionnels liés aux profils microbiens intestinaux chez les femmes en bonne santé”. Tillisch, Kirsten; Mayer, Emeran; Gupta, Arpana; Gill, Zafar; Brazeilles, Rémi; Le Nevé, Boris; van Hylckama Vlieg, Johan ET; Guyonnet, Denis; Derrien, Muriel; Labus, Jennifer S. Médecine psychosomatique : publié en ligne en amont le 29 juin 2017 DOI: 10.1097/PSY.0000000000000493

 

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