TUNISIE
22/02/2019 16h:57 CET

Slim Riahi quitte Nidaa Tounes

Il expliquera les raisons de sa démission prochainement dans une conférence de presse.

FETHI BELAID via Getty Images

Le secrétaire général de Nidaa Tounes, Slim Riahi, a annoncé, vendredi, dans un statut publié sur sa page Facebook, quitter le parti Nidaa Tounes.

Selon le texte, intitulé “Avis de démission”, il indique que sa décision part d’un sentiment de patriotisme, dans un moment où la Tunisie a grandement besoin d’une scène politique lui permettant de réussir dans sa jeune expérience démocratique.

Il est, dit-il, indispensable que les hommes politiques tunisiens servent l’intérêt suprême de la nation et évitent de cultiver le désespoir et la suspicion chez les citoyens.

Estimant que les politiques actuels sont responsables de l’instabilité qui affecte toutes les sphères économiques et sociales du pays, le secrétaire général de Nidaa Tounes a donc préféré se retirer, après seulement 4 mois de sa prise de fonction au sein du parti, et à quelques mois des élections.

“Je pense que la Tunisie mérite un bon système politique et un élan culturel, économique et moral plus digne de ce qu’elle vit actuellement, ce qui ne sera possible que par l’implication de patriotes et de compétences intègres” indique-t-il.

Il a également annoncé tenir prochainement une conférence de presse durant laquelle il expliquera plus en détail les raisons de sa démission de Nidaa Tounes.

“Après mûre réflexion, je ne me vois plus capable d’apporter un plus au sein de Nidaa Tounes (...) C’est pourquoi j’annonce ma démission du Secrétariat général et de toutes les structures du parti, m’engageant à servir la Tunisie et à défendre ses intérêts, et à ne pas la trahir quelles que soient les circonstances” conclut-il.

Les déclarations belliqueuses de Slim Riahi ces derniers mois avaient fait couler beaucoup d’encre. Celui-ci avait accusé le chef du Gouvernement et son entourage de préparer un coup d’État, allant jusqu’à déposer plainte auprès de la justice militaire, une affaire classée sans suite.

Après sa démission du parti qu’il avait fondé, l’Union Patriotique Libre (UPL), Slim Riahi avait enchaîné les attaques verbales contre le chef du gouvernement Youssef Chahed suite au gel de ses avoirs. Déclarant que Youssef Chahed était “politiquement fini”, il s’était présenté comme le nouveau détracteur du chef du Gouvernement.

Lors des discussions de l’Accord de Carthage 2, son parti s’était rangé derrière Hafedh Caid Essebsi demandant le départ du gouvernement Chahed avant de faire machine arrière.

Autant de volte-face qui ne permettent pas aujourd’hui de le situer dans la crise politique que traverse le pays.

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