TUNISIE
28/08/2019 16h:29 CET

Slim Riahi apparait en hologramme lors du congrès constitutif de son nouveau parti

L'ancien président de l'UPL n'est pas rentré en Tunisie depuis novembre 2018, il est recherché par la justice tunisienne

Fondateur de l’UPL, secrétaire général de Nidaa Tounes après la fusion entre les deux partis entre octobre 2018 et février 2019, candidat aux élections présidentielles et législatives, l’homme d’affaires Slim Riahi est apparu à travers un hologramme au Palais des Congrès lors du congrès constitutif de son nouveau parti “El Watan El Jedid” (A partir de la 31ème minute dans la vidéo ci-dessus).

Cette intervention n’est pas sans rappeler celle opérée par le candidat de la France Insoumise à l’élection présidentielle française de 2017. Celui-ci présent physiquement à Lyon, avait utilisé un hologramme pour être présent lors d’un meeting à Paris.

 

Soupçonné de blanchiment d’argent et de suspicion de corruption, il est recherché par la justice tunisienne qui a émis à son encontre un mandat de dépôt le 17 avril dernier.

En fuite à l’étranger depuis novembre 2018, il avait porté plainte contre le chef du gouvernement et d’autres personnalités pour tentative de coup d’État, une plainte qui sera classée sans suite par la justice militaire malgré deux convocations pour témoigner.

Lors de son intervention, Slim Riahi a affirmé que ce nouveau parti est la somme de l’expérience vécue “ces 9 dernières années à travers ce qu’a effectué l’UPL, Nidaa Tounes (...) de ce qu’on a vécu sur la scène politique que ce soit au pouvoir ou en dehors du pouvoir”.

“La réalité en Tunisie fait qu’aujourd’hui nous devons nous réincarner dans un nouveau ‘corps’, un nouveau parti qui unit tout le monde” indique-t-il expliquant vouloir créer “un parti fort”.

Revenant sur son parcours politique, Slim Riahi se dit “fier des trois années passées dans l’opposition”: “Je me considère comme le premier activiste et militant depuis la révolution”.

“Qui d’autres à part moi s’est retrouvé exilé, immigré depuis 2011 avec un tas d’affaires contre lui? (...) Alors que les autres ont abdiqué face aux dossiers, moi je ne l’ai pas fait. Nous ne sommes pas là pour être des marionnettes” renchérit-il.

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