TUNISIE
30/04/2019 15h:12 CET

Sidi Bouzid: Mesures au profit des familles des victimes de Sebbala

Des mesures au profit des familles des victimes annoncées par le gouverneur de Sidi Bouzid...Est-ce suffisant?

Facebook/Sahel News Plus
Photo d'illustration

Mohamed Sedki Bououn, gouverneur de Sidi Bouzid, a annoncé, mardi, la prise de mesures au profit des familles des victimes et blessés de Douar El Khdhaouria, après l’accident survenu dans la localité de Charaa (délégation de Sebbala).

Ces décisions consistent à consacrer deux moyens de transport pour permettre aux familles concernées de visiter les blessés hospitalisés à Sfax et à Sousse et à leur allouer des aides en espèces.

Ces familles bénéficieront d’une source de revenu fixe et de subventions d’amélioration d’habitats.

Il sera procédé à l’examen d’un projet de création d’une zone irriguée en faveur des femmes de la délégation et du lancement d’une ligne de transport public reliant Sidi Bouzid, Sebbala, Mghilla et El Blahdia.

Une correspondance sera envoyée au ministre de l’Éducation pour lui proposer la possibilité de transformer le collège de Mghilla en lycée face à l’interruption scolaire des élèves d’El Blahdia contraints de parcourir un long trajet pour arriver au lycée de Sebbala.

La direction régionale des Affaires sociales mènera un recensement afin de prendre en charge les cas sociaux.

Samedi, 12 personnes dont 7 ouvrières agricoles sont décédées à la suite d’un accident de la route survenu à Seballa dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. Celui-ci a relancé le débat sur les conditions de travail et de transport des ouvrières agricoles en Tunisie.

 

La veille, dans la région de Ragada, dans le gouvernorat de Kairouan, des ouvrières agricoles avaient chuté d’un camion les transportant vers leur lieu de travail, faisant neuf blessées âgées entre 15 et 56 ans.

 

Le 11 avril dernier, à Zaghouan, deux ouvrières agricoles avaient trouvé la mort dans un accident de la route.

Depuis 2015, plusieurs association avaient tiré la sonnette d’alarme sur le transport anarchique d’ouvrières agricoles.

L’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) et le Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES) avaient dénoncé les conditions dans lesquelles les travailleuses agricoles sont transportées, mettant l’accent sur la ségrégation dont elles sont victimes.

Une étude du Population Council a souligné la précarité des conditions de travail des ouvrières agricoles en Tunisie. Selon l’étude, dans la région de “Nadhour”, 92% des femmes interrogées indiquent qu’elles se réunissent entre elles de façon informelle, en attendant la camionnette du chef d’exploitation. La durée du travail, la faible rémunération, la quasi absence des droits sociaux, et la pénibilité des conditions du travail constituent autant de facteurs de précarité pour ces ouvrières.

 

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