ALGÉRIE
29/03/2019 18h:29 CET | Actualisé 29/03/2019 18h:41 CET

Si les Algériens exigent le départ de Bouteflika, ils refusent qu’on se moque de sa maladie

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C’est une image qui a immédiatement fait réagir sur les réseaux sociaux et provoqué une véritable levée de bouclier contre leurs auteurs. Le cliché a été pris près de la faculté centrale d’Alger, lors de la manifestation du 29 mars.

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On y voit un homme le visage recouvert de la photo du président mimant l’état physique du président malade et diminué.

Cette posture a immédiatement fait réagir les internautes. “C’est ridicule. Qu’on veuille le retirer du gouvernement certes c’est une chose mais qu’on ne se moque pas”, écrit Lala Ben dans son tweet. Même condamnation de la part de Shiraz Benomar  “Désolée je suis contre ça on ne se moque pas de quelqu’un qui est malade”  “Hram Alikoum. Malgré tout c’est un être humain et il se pourrait qu’il soit lui-même contre ça”, écrit pour sa part Ahlam K.

Pour la grande majorité des internautes, on ne peut pas rire de tout et surtout pas du handicap physique d’un homme âgé de 82 ans.

“Nous sommes est triste d’avoir choqués certains internautes. Notre but était de dénoncer la mafia qui a dirigé ce pays”, se défend Ali qui mimait le président.

En compagnie d’une bande de copains, il a décidé d’organiser le jugement sur la place publique des principales personnalités du régime accusées de corruption et d’incompétence.

En début de journée, la petite troupe de sept personnes dont le visage étaient recouverts des photos de certaines personnalités s’est installée à la Grande Poste et a improvisé un tribunal public dans lequel.

Sur le banc des accusés on reconnaissait: Ali Haddad, Ahmed Ouyahia, Ramtame Lamamra, Abdelmadjid Sellal et Abdelaziz Bouteflika.

A tour de rôle les “accusés” se voyaient signifier les chefs d’accusations retenus contre eux. “On ne veut pas qu’ils s’en sortent indemne et partent profiter de tous l’argent qu’ils ont volé à l’Algérie. On veut qu’ils soient jugés et condamnés”, réclame Ali. Des propos approuvés par la petite foule de badauds qui a assisté au spectacle et qui se préparaient à manifester.