TUNISIE
27/11/2018 10h:47 CET | Actualisé 27/11/2018 10h:48 CET

Seulement 28% des élèves poursuivent leurs études jusqu’au baccalauréat, selon le ministre de l'Education

Des problèmes d’infrastructure sont enregistrés dans plus de 3400 établissements éducatifs

FETHI BELAID via Getty Images

Seulement 28% des élèves, poursuivent leurs études jusqu’au baccalauréat, a affirmé lundi Hatem Ben Salem, ministre de l’Education, en marge de la séance de son audition par la commission de l’éducation à l’assemblée des représentants du peuple (ARP), autour du budget du ministère pour l’année 2019.

Un taux de 72% des élèves n’atteignent pas le niveau du baccalauréat, soit en abandonnant les cours ou en optant pour d’autres circuits, selon des statistiques du ministère de l’éducation rapportées par le ministre.

La promotion de la qualité de l’éducation est le plus grand défi à relever par le ministère, a insisté Ben Salem, valorisant les efforts fournis par les enseignants pour assurer un encadrement adéquat à plus de 2 millions élèves et la gestion de 6107 établissements éducatifs.

Le développement du système éducatif est tributaire de la solidarité et de la prise en compte de l’intérêt de l’élève, a-t-il estimé.

Près de 92% du budget du ministère de l’éducation est destiné aux salaires, alors qu’un taux de 4,9 % est attribué à l’investissement, a-t-il affirmé, précisant que le budget de la prochaine année sera consacré notamment à l’achèvement des projets d’infrastructure et à l’amélioration de la qualité de l’éducation.

Le budget de cette année sera aussi affecté aux projets d’élargissement, d’aménagement et de construction de blocs sanitaires et de clôtures pour les établissements éducatifs, a-t-il fait savoir, précisant qu’une enveloppe de 60 millions de dinars est allouée, dans le cadre du budget de 2019, à des constructions.

Des problèmes d’infrastructure sont enregistrés dans plus de 3400 établissements éducatifs, a-t-il noté.

D’un autre côté, de plus en plus de parents inscrivent leurs enfants dans des écoles privées, principalement à cause des défaillances des écoles publiques: Entre manque de confiance dans le corps enseignant ou encore dans le contenu pédagogique et une infrastructure dépassée, les maux du secteur de l’enseignement public sont nombreux à en croire certains parents d’élèves, qui préfèrent les sacrifices -surtout financiers- générés par l’enseignement privé.

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